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Dans un monde sous tension, Accor reste imperturbable / Le luxe et le lifestyle toujours plus plébiscités
Les tumultes provoqués par Donald Trump et ses droits de douane n’ont pas perturbé Accor au premier trimestre. Les envies de voyage sont là et le groupe présidé par Sébastien Bazin a su en profiter. "La diversification du portefeuille d’hôtels, que ce soit en termes géographiques ou de segments (Luxe, Lifestyle ou Premium, milieu de gamme et Economique- PM & E) permet au groupe de continuer à croître ", s’est félicité Martine Gerow, directrice financière d’Accor dans une conférence téléphonique.
Le luxe fait son effet
De fait, sur les trois premiers mois de l’année, le géant français de l’hôtellerie a enregistré un RevPar (revenu par chambre disponible) en progression de 5 % en données comparables sur un an. Le chiffre d’affaires du premier trimestre s’élève à 1,349 milliard d’euros, soit une croissance de 9,2 % par rapport à la même période l’année dernière, portée principalement pour ce trimestre par la division Luxe et Lifestyle.
Cette dernière a vu en effet son chiffre d’affaires progresser de 17,9 % par rapport à la même période l’année dernière, à 668 millions d’euros, et de 8,3 % s’agissant de son RevPar, tirée pour deux tiers par les prix et un tiers par le taux d’occupation. "Une performance visible dans toutes les régions où le groupe est présent. Globalement que ce soit la division Luxe et Lifestyle ou la division PM & E, les prix continuent à très bien se tenir ", a fait remarquer Martine Gerow.
Aussi fort que Taylor Swift
La division PM & E a généré quant à elle un chiffre d’affaires de 703 millions d’euros (+ 1,8 %) et a affiché un RevPar en hausse de 3,4 % par rapport au premier trimestre 2024, dont 90 % est tiré par les prix. "Les performances de la région Europe-Afrique du Nord sont assez contrastées. En France, la variation du RevPar a été très légèrement négative sur le premier trimestre en raison d’un mois de mars en baisse, lié à un effet calendaire défavorable, Pâques étant en avril en 2025. A l’inverse, en Allemagne, la croissance du RevPar s’est accélérée au mois de mars, grâce à un calendrier d’évènements plus favorable ", a expliqué la directrice financière.
Le RevPar de la région Moyen-Orient-Asie Pacifique a crû de 4,6 % par rapport à la même période l’année dernière. "Très soutenu en particulier en Arabie saoudite, grâce aux fêtes du Ramadan tandis que l’Asie du Sud-Est a bénéficié des solides performances de la Thaïlande et ce malgré une base de comparaison défavorable à Singapour, pays qui avait accueilli en mars 2024 plusieurs concerts de Taylor Swift ", a-t-elle poursuivi.
En Chine, la variation du RevPar demeure négative, "la reprise des flux touristiques semble principalement profiter au tourisme à l’étranger, notamment à l’Asie du Sud-Est mais pas au marché domestique ", a-t-elle ajouté. C’est dans la région Amériques, principalement au Brésil, que la division a connu sa meilleure performance avec un RevPar en progression de 13,1 % en un an.
Avril et mai meilleurs que mars
Et bonne nouvelle dans un contexte de tensions géopolitiques, le groupe assure avoir une bonne visibilité sur les mois d’avril et de mai. "La demande hôtelière mondiale a été soutenue jusqu’à présent et nous sommes particulièrement bien positionnés pour en tirer parti grâce à la diversification de notre empreinte géographique et de notre portefeuille de marques. Sur les mois d’avril et de mai, la demande est en ligne avec nos attentes. Pas de signe d’alerte majeure donc ", a assuré la directrice financière.
De quoi permettre à Accor d’accélérer encore son développement. Pour mémoire, il y a quelques jours, l’entreprise a annoncé des avancées significatives sur deux marchés en forte croissance, l’Inde et le Mexique.
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