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Avec des marchés sous pression, Euronext s’impose / Un modèle gagnant capable de dompter la volatilité boursière
L’année 2025 commence sous les meilleurs auspices pour Euronext. Avec un chiffre d’affaires record de 458,5 millions d’euros, en progression de 14,1 % sur un an, l’opérateur boursier paneuropéen signe un premier trimestre très solide. "Pour le quatrième trimestre de suite, Euronext enregistre une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires. Une performance remarquable dans un contexte de volatilité exceptionnelle sur les marchés mais qui confirme aussi la solidité de notre modèle diversifié", se félicite Stéphane Boujnah, président du directoire d’Euronext dans un entretien accordé à WanSquare.
Une dynamique portée grâce à ses activités non liées aux volumes, représentant ce trimestre 57 % des revenus. Dans le détail, les Securities services ont vu leur revenu croître de 6,8 % sur un an à 83,4 millions d’euros tandis que les services de données affichent une hausse de 6,6 % à 157,4 millions d’euros. Quant aux corporate services et solutions technologiques, ils grimpent de près de 10 %.
À noter que la réalisation de l’acquisition d’Admincontrol, société norvégienne spécialiste de la gouvernance SaaS, annoncée ce mardi, devrait renforcer cette tendance au deuxième trimestre en consolidant l’offre d’Euronext Corporate Solutions dans les pays nordiques et en augmentant la part des revenus récurrents par abonnement.
Mais c’est surtout la très forte volatilité des marchés qui a dopé les activités de négociation. Les activités FICC (Fixed Income, Currencies and Commodities) enregistrent des revenus en hausse de 25,1 % à 90,7 millions d’euros, portés par des records dans la négociation et la compensation de produits de taux souverains, notamment chez MTS. Les marchés actions ne sont pas en reste, avec une progression de 18 % à 108,4 millions d’euros. "Cette performance démontre la robustesse de notre plateforme et sa capacité à absorber une hausse significative des volumes de transactions dans les périodes de très forte volatilité. Depuis janvier, nous observons des mouvements comparables à ceux que nous avions vécus pendant la crise ukrainienne en 2022 ou pendant la crise du Covid en 2020. Des rotations d’actifs massives ont été provoquées par les annonces de Donald Trump sur les droits de douane, alimentant les flux sur nos marchés", analyse Stéphane Boujnah.
Grâce à une maîtrise des coûts (le ratio dette nette/EBITDA, ramené à 1,4 fois) – bien que les dépenses opérationnelles aient augmenté de 9,1 % sur un an, à 164,5 millions du fait des premiers investissements stratégiques de son plan "Innovate for Growth 2027" présenté en novembre dernier (parmi les initiatives clés : la consolidation du règlement-livraison des actions entre Amsterdam, Bruxelles et Paris, et le lancement imminent d’un prospectus européen commun en anglais, pour faciliter l’accès des entreprises aux marchés) -, l’EBITDA ajusté a bondi de 17 % sur un an à 294,1 millions d’euros, avec une marge portée à 64,1 % (contre 62,5 % à la même période l’année dernière).
Le résultat net ajusté s’établit quant à lui à 183,5 millions d’euros (+ 11,8 %), et le bénéfice par action (BPA) bondit de 20 %, à 1,62 euro. Le dividende annoncé grimpe enfin de 16,9 %, à 2,9 euros par action, une récompense directe pour les actionnaires qui seront réunis en assemblée générale ce jeudi.
De quoi valider, sans difficulté, le renouvellement de Delphine d’Amarzit au managing board du groupe. "Les actionnaires nous indiquent être satisfaits : nous affichons un bilan solide et le cours de l’action Euronext a progressé de plus 30 % depuis janvier, et de 70 % sur un an, surclassant nettement nos rivaux comme Deutsche Börse, LSEG ou Nasdaq", souligne le président du directoire.
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