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ETF; investir; épargne

Macro-économie / Taux / Bourse / OpinionWay / Saxo Banque / Français

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Bourse / OpinionWay / Saxo Banque / Français

Les Français sont encore largement réticents à investir en Bourse / Une fracture générationnelle est néanmoins visible

L’immense majorité des Français - 92 % - cite a minima un frein à l’investissement en Bourse dans l’étude menée par OpinionWay et Saxo Banque consacrée à leur épargne. Celle-ci fait état d’une certaine frustration avec près de 31 % des répondants constatant que leur argent dort, cependant les conséquences de l’inflation énergétique et d’une prise de conscience sur l’intérêt de placer ses fonds a commencé à infléchir leurs comportements.
Investir en Bourse. Photo par HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Investir en Bourse. Photo par HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Un constat similaire pour des choix différents. Les Français sont en effet une immense majorité à avancer des freins à l’investissement en Bourse, l’étude d’OpinionWay et de Saxo Banque avance cependant des raisons allant de perdre son argent - pour 46 % des sondés -, à une méfiance envers les marchés financiers - 33 % -, en passant par une fausse idée du ticket d’entrée nécessaire - 34 % - ou encore l’incertitude lié au contexte économique et politique - 29 % -. Sans oublier un manque d’éducation financière - 20 % -, autant de craintes qui semblent moins fortes chez les jeunes. Peut-être en raison d’un sentiment d’avoir de l’argent dormant plus prononcé chez eux - 37 % des moins de 35 ans posent constat contre 29 % dans le reste de la population.

L’idée d’une fracture générationnelle est également présente dans les propos du nouveau patron de Saxo Banque en France, Fabien Keryell arguant que « lorsqu’un quart des jeunes Français se tourne spontanément vers la Bourse, mais que deux tiers de la population n’a jamais entendu parler des ETF et que 92 % ressentent un frein à investir, le diagnostic est sans appel : l’appétit existe, les repères manquent ». Il considère que l’apparition de cours d’éducation financière dans les programmes scolaires, à compter de la prochaine rentrée - est une avancée concrète en faveur de la démocratisation de l’investissement.

 

Urgence

 

La marge de progrès ne se cantonne pas à l’épargne financière, les Français semblent tout simplement au mieux frileux sur les choix à faire pour dynamiser leur bas de laine. Interrogés sur le placement qui aurait leur faveur pour dynamiser leur épargne, ils sont 36 % à ne pas savoir vers quel type de placement ils se tourneraient pour investir. Le reste de la population est morcelé, avec une nette préférence pour l’assurance-vie - 34 % -, suivi de l’immobilier locatif -11 % -, la Bourse arrive sur la troisième marche du podium avec 10 %.

Cependant cette deuxième édition du baromètre met en avant un changement notable, là où 42 % des Français avaient le sentiment d’avoir de l’argent qui dort sur leurs comptes l’an passé, ce chiffre a diminué de 11 points en un an. Un phénomène analysé tel « une mise en mouvement réelle des comportements à la fois vers de l’investissement plus dynamique mais aussi par la nécessité à désépargner, notamment pour faire face au retour de l’inflation et l’explosion des prix du carburant consécutive à la guerre en Iran ». Pourtant, un paradoxe est à noter, ce recul ne concerne ni les CSP + (39 %), ni les foyers aisés - 41 % -, alors même qu’ils font partie de ceux ayant la plus grande latitude pour épargner.

 

Fossé

 

Une dynamique qui n’échappe pas à Frédéric Micheau, directeur général adjoint d’OpinionWay, celui-ci y voit le signe d’une société en transition. Il constate que « les jeunes générations regardent la Bourse différemment de leurs aînés : chez les 18-24 ans, elle devient le premier réflexe d’investissement, devant l’assurance-vie". Cependant leur différence d’âge ne l’empêche pas de constater « un déficit d’éducation financière structurel, que les chiffres rendent visible avec clarté ».

D’autres constats émergent également, comme la part plus conséquente d’hommes ayant entendu parler des ETF que de femmes - 36 % contre 28 % - ou de CSP + par rapport au reste de la population - 39 % contre 30 %. Ou également de freins plus difficiles à lever pour l’investissement en Bourse, on note ainsi que 6 % des répondants évoquent des raisons éthiques et que 8 % déplorent un manque de temps.

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