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PPE; décret; conclusion

Macro-économie / Taux / François Bayrou / mix énergétique / énergie

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François Bayrou / mix énergétique / énergie

Une souveraineté énergétique tricolore qui attend toujours sa feuille de route / François Bayrou table sur un décret d’ici la fin de l’été

Une révision de la politique énergétique tricolore rendue nécessaire tant par les années qui passent, que par des changements soudains de priorités. La programmation pluriannuelle de l’énergie à venir s’annonce en effet en rupture avec la précédente, n’évoquant plus désormais des fermetures de réacteurs nucléaires mais au contraire misant sur une relance de la filière pour diminuer la part d’énergies fossiles dans le mix énergétique français.
François Bayrou. Premier ministre. Photo by Ludovic MARIN / AFP
François Bayrou. Premier ministre. Photo by Ludovic MARIN / AFP

Un sujet crucial et une marge de manœuvre ténue font difficilement bon ménage. C’est pourtant la situation de François Bayrou, le Premier ministre, concernant la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Dans les cartons depuis de longs mois, elle ne devrait pas être publiée dans les jours à venir puisque le chef du gouvernement penche désormais pour la publication du décret associé "d’ici la fin de l’été".

Difficile de ne pas y voir une réponse à Marine Le Pen, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, celle-ci ayant réagi lors d’un débat à l’Assemblée nationale portant sur la souveraineté énergétique de la France en affirmant qu’avec son groupe politique "nous condamnons cette PPE qui aggrave (des) politiques injustes et ruineuses". Reste à savoir si le groupe de travail piloté par le député Renaissance Antoine Armand, ancien ministre de l’Économie, et le sénateur LR Daniel Grémillet verra ses conclusions, attendues pour fin mai, vues plus favorablement par l’ancienne finaliste de l’élection présidentielle. Les deux hommes politiques ont pour mission d’effectuer des études et des auditions supplémentaires afin d’éclairer davantage la question énergétique.

 

Retournement

 

Une certitude est très vite apparue lors de l’allocution du Premier ministre, celle de la nécessité d’avoir "des choix d’investissements de la puissance publique [qui] doivent être réfléchis". On comprend en effet que les ressources à sa disposition ne sont pas légion. Revenant sur le discours de Belfort du président de la République sur la politique de l’énergie, en février 2022, il a martelé l’importance pour la France de pouvoir disposer d’une énergie qui soit à la fois abondante, compétitive, décarbonée et également souveraine.

Une grille de lecture qui permet, à ses yeux, d’estimer que la dernière planification de politique énergétique en date est obsolète et "date d’un autre monde". Constatant que "nous sommes hélas trop dépendants des énergies fossiles ", alors même que la politique énergétique est un des meilleurs moyens de répondre aux défis de notre temps. En conséquence il fait la part belle à l’atome, réaffirmant le rôle du nucléaire comme " socle énergétique" remplissant simultanément les quatre critères énoncés par ses soins et fournissant près des deux tiers de l’électricité produite sur le sol national. Un virage prononcé par rapport à la PPE actuelle, laquelle prévoit la fermeture de 14 réacteurs là où il est désormais question d’en mettre le nombre en chantier d’ici à 2050.

 

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Il ne ferme pas pour autant la porte aux différentes énergies renouvelables, qu’il s’agisse de l’éolien ou bien du solaire. François Bayrou rappelant que " le gouvernement n’a rien à vendre, aucune thèse à faire triompher sur les autres, aucun adversaire à réduire" et appelant de ses vœux "un débat honnête et exigeant". Le message du chef du gouvernement est que la France ne dispose pas pour l’heure du luxe, ni du temps pour opposer énergies renouvelables et nucléaires, et qu’il faut s’atteler à la construction d’un mix énergétique pluriel.

Son discours a lourdement insisté sur le fait qu’il "n’est pas de souveraineté sans souveraineté énergétique" et que pour maintenir cette dernière il ne faut pas trop tarder à agir étant donné que plusieurs de ses composantes vieillissent telles que le parc nucléaire ou souffrent d’un déficit d’investissement comme les centrales hydrauliques. D’autres technologies ne sont quant à elles tout simplement pas encore maîtrisées pleinement à l’instar du photovoltaïque, dont les composants sont majoritairement importés. Celui qui est également maire de Pau s’est également fait le héraut de la géothermie affublé du qualificatif de trésor.

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