Start-up / business angels / France Angels / Innovation / capital-risque / amorçage / French Tech
Start-up
business angels / France Angels / Innovation / capital-risque / amorçage / French Tech
Les business angels n’ont pas fait fléchir leur soutien à l’innovation en 2024 / Des investissements à la hausse avec des refinancements au programme
Les business angels sont un maillon capital du financement de l’innovation en France. Car ce sont le plus souvent d’anciens entrepreneurs, aux conseils avisés et au carnet de contacts utile à toute entreprise en phase de démarrage. D’autant que leurs mises ont le grand avantage de produire un effet de levier notable sur les autres financeurs du marché. Force est de constater qu’ils n’ont, en tout cas, pas ralenti la cadence en 2024. Au contraire : selon les chiffres de France Angels, la fédération réunissant ces particuliers qui investissent dans des start-ups, les business angels ont injecté 98,6 millions d’euros dans 445 jeunes pousses l’année dernière. En 2023, le montant s’affichait à 73,7 millions d’euros pour 441 entreprises.
Dans le détail, près de 43 millions d’euros ont été investis par les membres des réseaux de France Angels, rejoints par de nouveaux d'entre eux, qui ont déployé 29,5 millions d’euros. Les business angels indépendants ont, de leur côté, représenté une enveloppe de 26,3 millions d’euros. Au total, France Angels recense ainsi 5 500 business angels actifs.
Des signes avant-coureurs
"L’année 2024 a été marquée par une forte progression des investissements, liée à la résilience des réseaux qui ont maintenu leurs investissements malgré le contexte incertain, et à l’accueil au sein de la Fédération de nouveaux membres, acteurs du financement de l’amorçage", ont souligné Jacques Meler et Alain Pujol, les co-présidents de l’association, à l’occasion de la publication de son bilan annuel. Il faut dire que les premières statistiques parues sur le financement de la French Tech en 2024 l’avaient laissé présager. Ces investisseurs sont de ceux à être généralement présents sur les premières phases en la matière, un segment qui a moins pâti de la crise en cours : les opérations inférieures à 500 000 euros ont par exemple représenté 14 % des montants levés par les start-ups françaises en 2024, comme en 2023 (et deux fois plus qu’en 2022), selon le baromètre annuel d’In Extenso.
Celles comprises entre 500 000 d’euros et 2 millions d’euros ont quant à elles capté 28 % des financements ayant été accordés à la French Tech l’année dernière, soit un point de plus qu’en 2023. Selon France Angels, les opérations à avoir été le plus financées par des business angels l’année dernière sont celles comprises entre 200 000 et 500 000 euros (35,2 % des montants investis) et entre 100 000 et 200 000 euros (31 % des montants). Celles supérieures à 500 000 euros pèsent, de leur côté, à hauteur de 18,2 %.
Une montée en puissance qui se maintient
À noter que les business angels ont également été actifs sur les opérations de refinancement l’année dernière. Certes, les premiers tours ont représenté 47 millions d’euros de leurs investissements (en dehors des business angels indépendants), mais avec 25 millions d’euros ayant été dédiés aux refinancements - toujours par les membres des réseaux France Angels - ce genre d’opérations représente 42 % des montants investis par les membres de France Angels. Le montant des refinancements est ainsi en légère hausse par rapport aux 21 millions d’euros qui y avaient été consacrés en 2023 (le total avait alors rencontré un bond sur un an, en étant presque multiplié par deux).
Côté secteur, les entreprises du numérique ont capté 36 % des montants investis par les business angels en 2024, suivies de près pas celles du secteur de la santé qui pèsent à hauteur de 30 % du total. Le podium est complété par le secteur des biens de consommation, représentant de son côté 8 % des montants investis. Enfin, en termes de répartition géographique, l’Île-de-France reste la grande gagnante. La région francilienne concentre près de 53 % des investisseurs et 32 % des start-ups financées. Le premier des réseaux de Business Angels est d’ailleurs le "Paris Business Angels", qui a investi 4,2 millions d’euros en 2024. Il est suivi par le réseau des "Business Angels des Grandes Écoles" (4,1 millions d’euros) et Investessor (près de 3 millions d’euros).
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

