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France : des projets industriels qui ont connu une baisse significative en 2024 / Le foncier demeure le premier frein
Les territoires devront attendre pour la réindustrialisation. Le nombre de projets industriels a reculé de 17 % en 2024 par rapport à 2023 s’établissant à 325, révèle un baromètre réalisé par le cabinet Ancoris et le groupe SCET, filiale de la Caisse des dépôts. "Notre baromètre nous permet d’avoir, avec deux à trois ans d’avance, une vision assez fine de la dynamique économique des territoires. Et la situation doit nous alerter", expliquent Guillaume Gady, co-fondateur d’Ancoris et Christophe Lasnier, directeur général adjoint du groupe SCET.
"Ce recul, s’inscrivant dans un contexte économique tendu, reflète un ralentissement global de la dynamique industrielle en France. Bien que préoccupante, cette tendance doit également être analysée dans une perspective plus large : le volume des projets reste encore supérieur aux niveaux observés avant la crise sanitaire de 2020", indique le baromètre, qui explique que plusieurs facteurs se cachent derrière la baisse.
L’étude revient également sur une enquête menée par le groupe SCET auprès de 174 décideurs dans les collectivités entre octobre et décembre 2024 afin de rassembler leurs vues sur les principaux freins pour l’implantation d’entreprises sur les territoires.
En 2024, la faible disponibilité du foncier reste le principal frein à l’implantation d’entreprises sur les territoires, bien que son importance diminue (-9 points par rapport à 2023, 64 %). "Ce recul peut s’expliquer par un nombre moindre de projets d’implantation et par une adaptation progressive des territoires aux contraintes imposées par la loi Zéro artificialisation nette", analyse le baromètre. Par ailleurs, la concurrence entre territoires semble moins préoccupante (-10 points).
En outre, on trouve les difficultés de recrutement (+ 18 points), "encore plus présentes que l’année dernière" et "à connecter avec les préoccupations croissantes liées aux conditions de vie". D’autre part, l’accès à des logements adaptés (+ 5 points) et à des services publics de qualité (+ 5 points) devient un critère de plus en plus déterminant pour les décideurs locaux.
"Pour lever ces freins, il est essentiel d’adopter une approche intégrée : optimiser l’utilisation du foncier existant, renforcer les dispositifs de formation pour répondre aux besoins des entreprises et améliorer l’attractivité des territoires en investissant dans des infrastructures de logement et de services. Enfin, une coopération accrue entre les territoires pourrait atténuer les effets de la concurrence et renforcer la résilience économique globale, notamment dans le cadre de démarches d’EIT [Écologie industrielle et territoriale, ndlr] ou de GPECT [gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales] ", explique le baromètre.
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