Entreprises / Actions / TikTok / Donald Trump / Fonds souverain
Entreprises / Actions
TikTok / Donald Trump / Fonds souverain
Donald Trump est toujours à l’étude du dossier TikTok / La création d'un fonds souverain pourrait-elle aider à le faire avancer ?
L’avenir de TikTok aux États-Unis est résolument au cœur des préoccupations de Donald Trump. Le président américain a signé lundi un décret qui devrait lancer la création d’un fonds souverain national. "D’autres pays (en ont), ce sont des pays beaucoup plus petits et ce ne sont pas les États-Unis", a affirmé Donald Trump. En filigrane, forcément, une référence au fonds souverain norvégien qui est le plus important du monde. Alimenté par les revenus pétroliers de la Norvège, le fonds possède entre autres de nombreuses participations dans les grandes entreprises technologiques américaines.
De son côté, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a fait savoir que le fonds serait mis en place dans les 12 prochains mois. Un horizon donc plus ou moins rapproché, ceci alors que le président américain semble déjà avoir certaines idées quant aux futurs usages de ce fonds.
En marge de l’annonce, Donald Trump a en effet cité l’achat du réseau social TikTok comme un exemple d’acquisition potentielle, qui pourrait être facilitée par un fonds de ce type. Mais sans donner plus de détails. "Nous pourrions placer cet argent dans le fonds souverain, quel qu’il soit, ou si nous établissons un partenariat avec des personnes très fortunées", a-t-il ajouté. Il faut dire qu’outre-Atlantique, le sort de l’application phare de courtes vidéos, propriété du chinois ByteDance, reste en suspens.
Soixante-quinze jours de sursis
Pour mémoire, TikTok est pour l’heure sous la pression d’une loi américaine entrée en vigueur à la fin du mois de janvier après avoir été validée par les juges de la Cour suprême. Elle impose à la maison-mère de l’application, en raison de soupçons sur la sécurité des données et de liens entretenus par cette dernière avec le gouvernement chinois jugés trop étroits, de vendre sa plateforme à une entreprise américaine sous peine d’interdiction sur le sol national. Un coup dur pour TikTok, qui compte plus de 170 millions d’utilisateurs dans le pays.
Néanmoins, à peine installé à la Maison-Blanche, Donald Trump a signé un décret offrant un sursis de soixante-quinze jours à l’application en reportant la mise en application de la loi. Une manière de laisser le temps à TikTok de se mettre en conformité. Depuis, le président a égrené ses idées. Tout d’abord, il entend utiliser ce délai pour évaluer les risques posés par l’actionnaire chinois de TikTok et déterminer si les mesures de sécurité prises par TikTok seraient suffisantes. Autre proposition : que ByteDance accorde 50 % du capital de TikTok aux États-Unis, en contrepartie de la non-application de la loi. Par la suite, le gouvernement pourrait attribuer cette participation à des acteurs privés nationaux. L’entreprise s’est néanmoins plusieurs fois montrée réfractaire à cette idée. "Avec TikTok, si nous concluons le bon accord, nous le ferons. Sinon, nous ne le ferons pas", a aussi fait savoir Donald Trump lundi.
Certaines rumeurs ont également pris de l’ampleur ces derniers temps, quant à l’identité d’un potentiel repreneur de l’application aux États-Unis, dont celui d’Elon Musk - ce que ByteDance avait démenti par la suite. Tout ceci s’était néanmoins déroulé en amont de la décision de la Cour suprême d’autoriser l’entrée en vigueur de cette loi. Donald Trump a de son côté indiqué lundi être en discussion avec plusieurs interlocuteurs au sujet du rachat de TikTok, dont Larry Ellison, le président et fondateur d’Oracle, Microsoft et, enfin, Elon Musk.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

