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Javier Milei / Argentine / Etat

Quand Javier Milei vient faire la leçon à Davos / Le président argentin a déroulé son discours libéral

Au-delà de sa diatribe sur le plan idéologique, le président argentin Javier Milei a profité de la tribune qui lui fut offerte à Davos pour s’attaquer avec véhémence au poids de l’État dans l’économie. Il a également vilipendé les organisations internationales.  
Javier Milei, le président argentin. Photo by FABRICE COFFRINI / AFP
Javier Milei, le président argentin. Photo by FABRICE COFFRINI / AFP

"C’est cela le Forum de Davos, la diversité des opinions". C’est peu dire que Klaus Schwab, fondateur puis président pendant de longues années du Forum économique mondial (WEF), ne tient pas rigueur à Javier Milei, président argentin, pour son discours. Ce dernier n’a pourtant ménagé personne, pas même le WEF. Semblant savourer ce retour à Davos, Javier Milei a considéré que bien des "choses ont changé en si peu de temps. Il y a un an, je me tenais ici devant vous, seul, et je disais quelques vérités sur l’état du monde occidental qui ont été accueillies avec surprise et étonnement par une grande partie de l’establishment politique, économique et médiatique de l’Occident ".

Sûr de son fait il a clamé que " le président d’un tel pays (l’Argentine empêtrée dans ses difficultés économiques, ndlr) s’est tenu sur cette scène et a dit au monde entier qu’il avait tort, qu’il allait vers l’échec, que l’Occident s’était égaré et qu’il devait être réorienté". Toute une partie de son discours a concerné les valeurs morales, néanmoins il s’est également attardé sur le volet économique et promulgué ses recettes sur ce plan-là.

 

Étatisme

 

La plus importante d’entre elles étant la suivante à ses yeux ; " notre première mission, pour retourner dans un nouvel âge d’or, est de réduire la taille de l’État, mais aussi de réduire les organisations supranationales". Il considère que l’Occident s’est fourvoyé et qu’au cours du XXe siècle, "les principes libéraux qui nous avaient rendus libres et prospères ont été trahis".

Il n’a eu cesse de vilipender l’État et d’asséner que "nous sommes passés du concept de liberté en tant que protection fondamentale de l’individu contre l’intervention du tyran au concept de libération par l’intervention de l’État". La bureaucratie étant honnie par le président argentin tant en paroles qu’en actes, puisqu’il assure chercher à la combattre depuis le début de son mandat.

 

Futur

 

Convaincu d’être dans le vrai sur le plan économique, il a assené à son auditoire que "peu de gens nieront que des vents de changement soufflent à l’Ouest. Il y a ceux qui résistent au changement, ceux qui l’acceptent à contrecœur, mais qui l’acceptent néanmoins. Il y a les nouveaux convertis qui apparaissent quand ils voient cela comme inévitable". Une assurance qui lui sera nécessaire une fois de retour au pays, pour tenter de juguler les nombreux maux argentins, qui sont loin de tous appartenir au passé.

La foi du président argentin dans les théories libérales pour parvenir à ses fins semble quant à elle totale. Tout au long de son discours il a assuré sa foi en elles, arguant notamment que "les défaillances du marché, je le répète, n’existent pas. Étant donné que le marché est un mécanisme de coopération sociale où les droits de propriété sont échangés volontairement, le concept même de défaillance du marché est une contradiction en termes". Cette semaine, il n’a également pas caché son amitié pour Elon Musk et le président américain Donald Trump, semblant prêt à de nombreux sacrifices pour un accord de libre-échange avec les États-Unis, allant même jusqu’à évoquer une sortie du Mercosur.

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