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Macro-économie / Taux / Finances publiques / Déficit budgétaire / 2024

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Finances publiques / Déficit budgétaire / 2024

France : le déficit de l’Etat moins creusé que prévu / Tant les recettes que les dépenses surprennent favorablement

En 2024, le déficit budgétaire s'est établi à 156,3 milliards d’euros, soit 6,4 milliards de moins que ce que prévoyait la loi de finances de fin de gestion. Eric Lombard, ministre de l’Economie et des Finances, a déclaré que le déficit de l’ensemble des administrations publiques devrait être plus proche de 6 % que de 6,1 % du Produit intérieur brut (PIB).
Eric Lombard, ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique - Ludovic MARIN / AFP
Eric Lombard, ministre de l'Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique - Ludovic MARIN / AFP

Les comptes de l’Etat apparaissent nettement dans le rouge en 2024, mais moins qu'escompté. Eric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique et Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, ont indiqué, hier, en conseil des ministres que le déficit budgétaire avait atteint 156,3 milliards d’euros en 2024. Cela représente une amélioration de 6,4 milliards d’euros par rapport à la prévision de la loi de finances de fin de gestion (LFG) adoptée en décembre dernier.

Du côté des dépenses de l’État, l’exécution est inférieure d’1,7 milliard d’euros au niveau prévu dans la loi de finances de fin de gestion. "Ce niveau d’exécution s’explique par un pilotage resserré tout au long de l’année sur l’ensemble des programmes du budget général par le biais d’annulations de crédits et par une utilisation prudente de la réserve de précaution ", commente Bercy.

Les recettes nettes du budget général de l’État, elles, se sont établies à 281,2 milliards d’euros soit 1,5 milliard d’euros au-dessus de la prévision du budget de fin de gestion, indique-t-on.

Cette amélioration des encaissements de recettes trouve essentiellement son origine dans la plus-value constatée sur les autres recettes fiscales nettes par rapport à la prévision établie en LFG (+ 1,7 milliard d’euros), principalement portée par les droits de mutation à titre gratuit (+ 0,5 milliard d’euros) et par celle enregistrée sur la TVA nette (+ 1,1 milliard d’euros), les remboursements et dégrèvements étant moins élevés que prévus.

Par ailleurs, pour ce qui est des autres grands prélèvements, les recettes d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les sociétés sont quasiment en ligne avec la prévision, en léger retrait de respectivement 0,2 milliard d’euros et 0,3 milliard d’euros.

Le solde budgétaire définitif de l’État sera communiqué au moment du dépôt du projet de loi relative aux résultats de la gestion et portant approbation des comptes. Le solde de l’ensemble des administrations publiques pour 2024, lui, sera publié en mars 2025 par l’Insee et tiendra compte de l’exécution des comptes des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales.

Ce matin, à l’occasion de la présentation de ses vœux aux acteurs économiques, Eric Lombard, a indiqué que le point d’atterrissage du déficit public était désormais plus proche de 6 % que de 6,1 %.  "Chaque point de base compte", a-t-il lancé.

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