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Banque de France / taux de chômage / France / croissance

France : l’emploi aurait mangé son pain blanc / La Banque de France prévoit une hausse du taux chômage jusqu’en 2025

Alors qu’il n’a fait presque que baisser au cours de ces derniers trimestres pour s’établir à 7,2%, le taux chômage devrait progressivement remonter d’ici la fin 2025 pour s’afficher à 7,8%, d’après la Banque de France. En cause ? Des destructions nettes d’emplois devant s’élever à 60.000 en moyenne l’an prochain, puis à 80.000 en 2025, liées notamment au ralentissement de la croissance.
MIGUEL MEDINA / AFP
MIGUEL MEDINA / AFP

En France, le plein-emploi ne sera pas pour 2025. C’est le constat que l’on peut faire à la lecture des nouvelles prévisions de la Banque de France. Alors qu’il se situait à 7,2% au deuxième trimestre, le taux de chômage de l’Hexagone devrait peu à peu remonter pour atteindre 7,5% fin 2025, d’après l’institut d’émission. "Cela resterait un niveau inférieur à celui de 2019", notent les économistes de la Banque de France (il atteignait 8,2% lors des trois derniers mois de l’année 2019).

 

Destructions nettes d'emplois

 

Cette remontée du taux de chômage sera le produit de destructions nettes d’emploi se comptant en dizaines de milliers au cours de chacune des deux prochaines années. En moyenne, les créations nettes d’emplois devraient s’élever à 319.000 cette année, après 775.000 en 2022.

"Sur la période récente, les créations nettes d’emplois salariés restent dynamiques, mais se modèrent : elles sont descendues à + 41 000 emplois au deuxième trimestre pour l’ensemble de l’économie, alors qu’elles se situaient sur un rythme trimestriel de plus de 100 000 emplois au début 2022 ", souligne la Banque de France, qui prévoit que les destructions nettes devraient s’afficher à 60.000 en 2024 puis à 80.000 en 2025.

 

Effet retard

 

L’emploi "s’ajusterait avec retard au ralentissement économique observé depuis fin 2022 ", anticipe la Banque centrale. Cette dernière prévoit que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) atteindra 0,9% cette année et la prochaine, puis 1,3% en 2025.

A partir de 2024, la reprise de l’activité s’accompagnerait d’un rééquilibrage de la croissance en faveur de la demande intérieure, précise la Banque de France, qui juge que "la consommation des ménages bénéficierait notamment de l’effet positif sur le pouvoir d’achat du retour de l’inflation vers 2 %". Le pouvoir d'achat par habitant devrait progresser de 0,7% en 2024, puis de 0,5% en 2025.

D'après la Banque de France, la hausse annuelle de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), devrait se situer à 2,6% en 2024 puis 1,8% en 2025.

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