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LVMH ne ralentit pas / Mode, maroquinerie et distribution sélective en vedettes

Le numéro un mondial du luxe a poursuivi sur sa lancée au deuxième trimestre, maintenant une croissance organique de 17% grâce notamment au dynamisme continu de son pôle Mode & Maroquinerie, tandis que l'activité de Distribution sélective s’est particulièrement distinguée.
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - Photo by JULIEN DE ROSA / AFP
Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH - Photo by JULIEN DE ROSA / AFP

LVMH a trouvé sa vitesse de croisière. Tout comme en 2022 et au premier trimestre de cette année, la croissance organique de LVMH s’est élevée au deuxième trimestre 2023 à 17%. Le rythme est logiquement identique pour l’ensemble du semestre, au cours duquel l’entreprise a donc réalisé un chiffre d’affaires de 42,2 milliards d’euros, nouveau record sur six mois.

Une performance accomplie toujours en décorrélation avec les incertitudes économiques et géopolitiques. Avec une explication simple. Les Maisons du groupe "ont continué de faire rêver grâce à leur forte dynamique créative et à l’excellence de leur distribution", a sobrement commenté Bernard Arnault, le président-directeur Général de LVMH.

A l’exception des Vins et Spiritueux, qui ont vu leurs ventes reculer de 3% en raison d’une base de comparaison particulièrement élevée, toutes les activités ont enregistré une croissance organique à deux chiffres. C’est en particulier le cas de la Mode & Maroquinerie, la division phare, dont les ventes ont connu une croissance organique de 20% sur le semestre écoulé, à 21,2 milliards d’euros.

L’autre pôle à s’être distingué est celui de la Distribution sélective, dont la croissance organique des ventes a été de 26% au premier semestre, soit un chiffre d’affaires de 8,36 milliards d’euros, à comparer à 6,6 milliards d’euros un an plus tôt. La division a notamment profité de la progression des boutiques d’aéroports DFS, qui ont profité de la reprise des voyages internationaux. Mais les branches Parfums & Cosmétiques ainsi que Montre & Joaillerie n’ont pas démérité avec des croissances organiques de 13% chacune, à 4 milliards d’euros et 5,4 milliards d’euros respectivement.

Aucune déconvenue non plus sur le plan de la rentabilité. Le résultat opérationnel courant du premier semestre 2023 s’est établi à 11,6 milliards d’euros, en hausse de 13 %. La marge opérationnelle courante n’a pratiquement pas bougé, s’établissant à 27,4 % des ventes, à comparer à 27,9% il y a un an. Dans le même temps, le résultat net part du groupe a bondi de 30%, s’élevant à 8,5 milliards d’euros.

Sans donner de prévisions chiffrées pour la suite de l’exercice, le groupe n’en est pas moins optimiste. "La désirabilité de nos marques nous fait aborder la seconde partie de l’année avec confiance et optimisme mais nous resterons vigilants dans le contexte actuel et comptons sur l’agilité et le talent de nos équipes pour renforcer encore en 2023 notre avance sur le marché mondial du luxe", a déclaré Bernard Arnault. Une avance considérable. Le seul chiffre d’affaires du pôle Mode & Maroquinerie du semestre écoulé dépasse les ventes annuelles 2022 de Kering, le numéro deux mondial du luxe.

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