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Macro-économie / Taux / Immobilier résidentiel / Zone euro / Prix / taux d'intérêt

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Immobilier résidentiel / Zone euro / Prix / taux d'intérêt

L’immobilier turlupine la Banque centrale européenne / La correction en cours pourrait s’aggraver

A l’occasion de son examen des vulnérabilités financières dont souffre la zone euro, l’institution de Francfort a voué une attention toute particulière au secteur de l’immobilier résidentiel tandis que les prix ont baissé de près de 2,5 % par rapport au pic dans un contexte de fort resserrement des conditions de financement.
Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) - Valeria Mongelli / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) - Valeria Mongelli / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"La normalisation des conditions financières pourrait mettre en évidence les fragilités et les lignes de faille du système financier". A l’occasion de la présentation du rapport de stabilité financière de la Banque centrale européenne (BCE), son vice-président Luis de Guindos, n’a pas caché que le comportement de nombreuses classes d’actifs mérite l’attention de l’institution de Francfort. L’immobilier résidentiel est de ceux-là. Ils subissent "une correction", a ainsi indiqué l’institut d’émission.

 

Correction

 

D’après les données publiées par la Banque des règlements internationaux (BRI), les prix de l’immobilier résidentiel de la zone euro seraient en recul de près de 2,5 % au quatrième trimestre 2022 par rapport à leur pic survenu un trimestre plus tôt et après des années de forte croissance. En effet, cet ajustement des prix survient alors qu’au sein de certains pays de la zone euro la surévaluation des prix de l’immobilier atteindrait près de 10 % fin 2022, d’après les estimations des économistes de la BCE.

Les conditions de financement dont jouissent les ménages ne sont évidemment guère étrangères à ce phénomène de correction.

De fait, en répercussion de l’augmentation de 375 points de base des taux d’intérêt directeurs de la Banque centrale depuis juillet décidée pour lutter contre une inflation historique, les taux d’intérêt des prêts immobiliers à destination des ménages ont gonflé de près de 200 points de base en moyenne sur douze mois ; ils s’établissaient à 3,4 % en mars 2023.

 

Poursuite de la baisse

 

Si les ajustements de prix ont été "ordonnés" jusqu’à présent, ils pourraient devenir "désordonnés", car "la hausse des taux d’intérêt sur les nouveaux prêts hypothécaires compromet de plus en plus l’accessibilité financière et augmente la charge d’intérêt sur les prêts hypothécaires existants, en particulier dans les pays où les prêts hypothécaires à taux variable prédominent", prévient la BCE.

Dans la dernière enquête de la BCE sur la distribution du crédit bancaire, les institutions financières disaient s’attendre à un nouveau resserrement des critères d’octroi des prêts hypothécaires et à une nouvelle baisse de la demande nette de prêts au deuxième trimestre de l’année également, bien que dans une moindre ampleur qu’au premier trimestre.

"En d’autres termes, les tendances observées dans les nouveaux prêts et les prix des logements à la fin de 2022 devraient se poursuivre en 2023", explique la BCE.

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