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Quelle stratégie pour les assureurs européens ?

Fitch note que les assureurs continuent de miser sur les obligations et ont encore du mal à aller vers les actions, l'immobilier et les actifs alternatifs. Une situation amenée à évoluer.
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A deux jours de sa conférence annuelle sur l'assurance et de la réassurance, Fitch publie une étude sur les stratégies d'investissement de l'industrie et les impacts potentiels de ces choix sur leurs notes. L'agence "pense que la création de rendements suffisants des placements dans un environnement de taux bas est le plus grand défi auquel est confronté le secteur européen de l'assurance". 
Pour compenser cette baisse de rendement, les acteurs ont plusieurs options, comme modifier leur portefeuille, en délaissant les obligations pour des classes d'actifs avec des retours sur investissements potentiellement meilleurs, telles que les actions, l'immobilier et les actifs alternatifs. "Cependant, les investissements en actions ne sont pas la classe d'actifs favorisée par les assureurs pour contrebalancer les faibles rendements du marché générés par leurs portefeuilles obligataires", remarque Fitch. Et d'ajouter : "Au contraire, les trois plus gros assureurs de la zone euro ont réduit leur exposition relative aux actions à des niveaux historiquement bas". L'agence fait référence à Allianz, Axa et Generali, qui ont plus que divisé par trois leur exposition en six ans, pour atteindre les 4% en 2012. 
Les actifs alternatifs n'ont pas non plus trouvé preneurs plus qu'il ne faut, et représentent seulement une petite part de l'allocation. "Les opportunités d'investissement limitées et les processus de 'due-diligence' en sont en partie responsables, avec des investissements dans ces classes d'actifs qui se limitent généralement aux grandes sociétés d'assurances qui ont les ressources et les compétences nécessaires", ajoutent les auteurs. La régulation prudentielle du secteur, Solvabilité 2, est aussi une source d'explications au phénomène.
Même si les assureurs n'ont pas misé sur le concept des vases communicants, l'exposition au risque de crédit à l'intérieur même des portefeuilles obligataires a augmenté sensiblement. Les institutions ont également fait le choix d'investir dans des actifs à plus long terme. "Bien que l'augmentation des risques dans les portefeuilles obligataires n'ait pas atteint un niveau qui aurait pour conséquence une dégradation, Fitch considère cette évolution comme potentiellement mauvaise pour les notes (credit negative)." Ces placements, surtout s'ils sont longs et plus risqués pourraient également être touchés par une augmentation des taux d'intérêt. 
L'agence de notation s'attend cependant à des changements. En effet, des projets énergétiques et d'infrastructures ont de plus grands besoins en financement, et les gouvernements ont des contraintes budgétaires. "Par conséquent, les opportunités dans les investissements alternatifs vont croitre dans les prochaines années", et les assureurs, avec leurs recherches de long terme, devraient y trouver leur compte. 
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