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Paris Orléans revient dans le vert grâce au dynamisme des M&A
La galaxie Rothschild a tiré pleinement de la reprise des M&A, qui ont déjà dépassé les 3 230 milliards de dollars dans le monde depuis le début de l'année, soit un record depuis 2007 selon Dealogic.
Paris Orléans, l'entité cotée qui regroupe les activités de Rothschild, vient ainsi de publier un résultat net revenu dans le vert au premier semestre 2014-2015, à 79 millions d'euros, soit 1,15 euro par titre, contre une perte de 13 millions d'euros sur cette période l'an passé.
Les revenus ont progressé de 37% au premier semestre, à 673 millions d'euros, portés par le conseil financier qui a enregistré sa meilleure performance depuis la crise financière (+38%). Rothschild s'est notamment distingué dans le conseil M&A, qui grimpe de 26%, grâce à son rôle de premier plan dans les deals phare de l'année comme la fusion Lafarge-Holcim, la vente des 8% de Nestlé dans l'Oréal ou encore l'OPA d'Atos sur Bull.
Mais 2014 a surtout été l'année des opérations de marché pour Rothschild, qui a occupé le devant de la scène en France, notamment avec l'introduction en Bourse de la filiale e-commerce de Casino, Cnova, au Nasdaq, l'augmentation de capital de Peugeot et son partenariat avec le chinois Dongfeng ou encore l'IPO de la Coface.
Enfin, Rothschild s'est montré aussi actif que par le passé dans le private equity puisqu'il a conseillé Chequers Capital dans la vente du laboratoire Bio7 à Ardian, la fusion de Medipole Sud Santé et Médi-Partenaires sous l'égide de Bridgepoint ou a encore accompagné Vivarte dans sa restructuration financière qui a vu ses créanciers prendre le contrôle du groupe. Au total, Paris Orléans a vu ses revenus du private equity et de la dette privée grimper à 88 millions d'euros, contre 26 millions l'an passé à cette époque. Ce segment a profité de la cession du centre Beaugrenelle pour 700 millions d'euros ou encore du fabricant de logiciels financiers, Ficrosoft.
Paris Orléans a également publié une hausse de 8% de ses revenus dans la banque privée et la gestion d'actifs, et une hausse de 14% de ses actifs sous gestion à 45,2 milliards d'euros grâce à la bonne orientation des marchés et à une collecte positive de 2,1 milliards d'euros.
Nigel Higgins et Olivier Pécoux, les deux directeurs généraux de Paris Orléans, se sont néanmoins montrés prudents pour le reste de l'année et ont souligné le caractère non récurrent de certains revenus. "Ces très bons résultats sont le reflet d’un niveau élevé de cessions d’actifs au sein du portefeuille de capital investissement et dette privée, par conséquent les résultats attendus au second semestre seront moins favorables que ceux du premier semestre", ont-ils déclaré dans un communiqué. Avant de s'estimer bien placés pour tirer parti de la volatilité du marché et dégager une performance pérenne sur le long terme.
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