Macro-économie / Taux / Allemagne / Récession / guerre des monnaies
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Allemagne / Récession / guerre des monnaies
Les premiers signes d'une récession allemande ?
C'est fait. Les derniers chiffres de la production allemande sont sortis. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont pas bons. En juin, la production industrielle a chuté de 1,5 % par rapport au mois de mai. C'est bien plus que ce que prévoyaient les analystes, et surtout, cela aggrave d'autant plus les craintes que le joyau d'Antan de l'Europe se dirige vers une grave récession, la première depuis six ans.
D'abord, cela s'explique par une crise dans l'industrie automobile, pénalisée par la guerre sino-américaine qui s'intensifie chaque jour un peu plus, mais également par un passage encore douloureux des voitures diesel aux nouveaux modèles électriques. Et le moteur historique de la croissance allemande, le secteur manufacturier, n'est pas en reste. En fait, le seul secteur qui peut se valoir d'une croissance est la construction, mais seulement d'un maigre 0,3 %. Les enquêtes de conjoncture indiquent uniformément une nouvelle contraction en juillet, de sorte que les choses vont empirer au lieu de s'améliorer.
Le rendement des obligations allemandes à 10 ans est tombé à un nouveau plancher record de - 0,56 % mercredi. Les investisseurs se réfugiant dans des actifs plus sûrs. Et les Banques, elles aussi, se préparent à un scénario morose. Au deuxième trimestre, la Commerzbank, deuxième banque d'Allemagne, a rehaussé ses provisions de crédit, anticipant un taux de défaut plus important sur ses activités de prêts commerciaux. Ses bénéfices s'en sont d'ailleurs vus affectés, réduits de 26 %, à 298 millions d'euros.
Destatis, l'institut fédéral de la statistique, doit publier mercredi prochain la première estimation du PIB du deuxième trimestre.
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