Vivarte change à nouveau de Président
Il ne sera pas resté longtemps en poste : Richard Simonin, arrivé chez Vivarte fin 2014 pour remplacer Marc Lelandais critiqué par ses actionnaires pour sa façon de gérer la crise au sein de l’entreprise, va devoir céder son poste. Le conseil d’administration du groupe de distribution textile vient en effet d’annoncer l’arrivée de Stéphane Maquaire en qualité de Président. Stéphane prendra ses fonctions au cours du deuxième trimestre 2016. Les actionnaires de l’entreprise ont manifestement une idée bien précise de la façon de procéder pour tirer Vivarte de ses difficultés actuelles, idées qui ne correspondaient pas à la ligne stratégique retenue par Richard Simonin. « Stéphane Maquaire, 41 ans, dispose des qualités requises pour mener à bien les prochaines étapes du redressement du Groupe », indique ainsi le conseil dans son communiqué.
« Sous la présidence de Stéphane Maquaire, l’activité du groupe Monoprix a été redynamisée avec succès, ce qui s’est traduit par une forte croissance du chiffre d’affaires et des résultats, par une évolution de l’offre et du concept des magasins, une amélioration de la qualité de service et le développement de nouveaux formats. Dans le même temps, le déploiement d’une nouvelle stratégie omnicanale a fait de Monoprix aujourd’hui l’une des principales marques digitales françaises », ajoute Vivarte. Stéphane Maquaire a débuté sa carrière chez Arthur Andersen avant de rejoindre Exposium en tant que Directeur financier. Suite à la cession d’Exposium, il a été recruté comme Directeur général des Opérations de la division française des centres commerciaux d’Unibail-Rodamco.
A noter que, comme le révélait WanSquare la semaine dernière, en pleine restructuration de son activité dans un marché du retail difficile, Vivarte a obtenu un nouveau bol d’air de la part de ses créanciers. Ainsi, l’assemblée générale des créanciers du groupe d’habillement a validé à l’unanimité le prolongement du moratoire en cours depuis fin 2014 sur ses covenants. A la fin du mois de février, le groupe devait en principe respecter un niveau d'Ebitda minimum sur un prêt de 535 millions d’euros, mais n’aura finalement pas de telle contrainte jusqu’au mois de novembre. L’objectif est de ne pas rétablir ce même type de covenant puisque le management compte présenter un nouveau business plan d’ici à l’été prochain, et mettre en place de nouveaux critères de liquidité, plus pertinents par rapport à l’activité du groupe. Ce dont s’occupera donc au premier chef Stéphane Maquaire.
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