Jean-Pierre Clamadieu bien parti pour remplacer Gérard Mestrallet
Les choses se précisent en termes de gouvernance au sein des différentes entreprises détenues par l’Etat. Il faut dire que plusieurs mandats de dirigeants de fleurons français arrivent à échéance cette année. Induisant différents jeux de chaises musicales et de bal des prétendants. Se posait ainsi notamment la question de savoir qui pourrait remplacer Gérard Mestrallet au poste de président non opérationnel d’Engie, dont l'Etat possède toujours 24,1% du capital.
Plusieurs noms ont récemment circulé et c’est finalement Jean-Pierre Clamadieu, PDG du groupe belge Solvay, qui pourrait emporter le gros lot, celui-ci étant poussé par la manne publique. "M. Clamadieu a rencontré le ministre Bruno Le Maire ce matin, a indiqué une source du ministère de l'Economie et des Finances à l'AFP. L'Etat votera pour M. Clamadieu, mais c'est au conseil d'administration de décider".
On devrait être vite fixés sur la question, le groupe tenant un conseil d’administration demain en début d’après-midi. S’il est effectivement élu, Jean-Pierre Clamadieu sera donc aux manettes d’Engie aux côtés d’Isabelle Kocher, la directrice générale déjà à la manœuvre depuis de longs mois pour mettre en place une nouvelle stratégie, plus orientée vers l’essor de la transition énergétique. Celle-ci aurait bien aimé obtenir les pleins pouvoirs via une réunification des instances dirigeantes. Mais l’Etat, toujours très influent malgré ses dires, s’y est opposé.
Jean-Pierre Clamadieu, 59 ans, - diplômé des Mines de Paris - a travaillé pendant neuf ans dans le public, notamment pour le ministère de l’Industrie et comme conseiller technique du ministre du Travail. En 1993, il intègre Rhône-Poulenc puis différents postes de direction au sein de Rhodia, avant d’être nommé directeur général du groupe en 2003 puis son président directeur général en 2008. En 2011, le Belge Solvay lance une OPA amicale sur Rhodia et Jean-Pierre Clamadieu est nommé président du comité exécutif du nouvel ensemble en 2012. Il est par ailleurs administrateur d'Axa et de Faurecia.
Si le numéro un de Solvay est effectivement retenu chez Engie, restera ensuite à lui trouver un successeur.
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