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Les catastrophes naturelles plus meurtrières mais moins coûteuses
Selon une enquête publiée par le réassureur Swiss Re, le coût imputable aux catastrophes naturelles s’élève à 37 milliards de dollars pour les six premiers mois de l’année. D’un point de vue strictement économique, le montant total des dégâts est donc en très nette baisse (-37%) par rapport à un premier semestre 2014 qui avait causé des pertes économiques de l’ordre de 57 milliards de dollars.
Les évènements les plus couteux pour le secteur de l’assurance sont liés ce premier semestre aux mauvaises conditions climatiques hivernales et aux orages aux Etats-Unis et en Europe. Au nord-est des Etats-Unis, une tempête en février dernier a coûté plus de 1,8 milliard de dollars aux compagnies d’assurance. Quant à l’Europe, c’est la tempête Niklas qui a provoqué fin mars des destructions pour un montant total de 1,4 milliard de dollars.
Toutefois, dans son enquête le réassureur helvète déplore surtout les pertes humaines avec 18 000 victimes contre 2 800 à la même période l’année dernière. Parmi les catastrophes les plus meurtrières cette année, on se souvient des tremblements de terre au Népal au printemps dernier et des vagues de chaleur en Inde et au Pakistan. Les naufrages de migrants en Méditerranée viennent également alourdir cette liste noire.
Sur cette somme de 37 milliards de coûts, le groupe affirme que 45% des pertes ont été prises en charge par les compagnies d'assurance, soit une facture pour le secteur atteignant 16,5 milliards de dollars. Si le taux de couverture s’améliore d’années en années (la moyenne n’est que de 27% sur les dix dernières années), les défis à relever restent toujours de taille. Par exemple, seuls quelque 160 millions de dollars étaient couverts sur les 5 milliards de pertes économiques totales provoquées par le séisme au Népal. Ce gouffre fait prendre conscience aux compagnies d’assurance et de réassurance de la nécessité de réduire la vulnérabilité des pays émergents face aux catastrophes : « les évènements tragiques au Népal sont un rappel de l’utilité de l’assurance », a d’ailleurs déclaré Kurt Karl, chef économiste chez Swiss Re.
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