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OVH ouvre son capital à des fonds d’investissement
Il n’y a pas que les sociétés de la Silicon Valley qui séduisent les investisseurs de renom. La pépite française, OVH, spécialisée dans le cloud et l’hébergement de sites, a réussi à convaincre les fonds américains KKR et TowerBrooke d’investir dans son capital. La négociation qui durait depuis plusieurs mois valorise au final la société française près d’un milliard d’euros. Mais surtout, c’est une première pour OVH qui avait jusqu’ici financé sa croissance, depuis sa création en 1999 avec des emprunts bancaires. En 2013, la société souscrivait ainsi un prêt de 140 millions d’euros, avant d’emprunter encore 267 millions fin 2014. Cette stratégie avait permis à la famille Klaba, fondatrice de la société, de conserver la totalité du capital.
« Il s'agit de deux grands fonds d'investissement de premier plan, capables d'accompagner à l'international une entreprise en forte croissance comme OVH. Nous avons cherché les partenaires qui vont nous aider à dépasser le milliard d'euros de chiffre d'affaires dans 4 à 5 ans », explique sur son compte Twitter Octave Klaba, le fondateur de la société française. Il ajoute ainsi que son groupe reste « très majoritairement détenu par la famille Klaba qui gardera le contrôle de l'entreprise ».
Car désormais, c’est l’international qui est en ligne de mire pour la société. Pour ce faire, outre la levée de 250 millions, OVH entend emprunter 1,5 milliard d’euros pour financer son développement à l’international et mettre en place son plan stratégique de 2017-2020. L’expansion passe par l’Asie (Singapour) et l’Australie (Sidney) dès septembre, et par le développement des activités en Pologne, Grande-Bretagne, Espagne, Allemagne, Pays-Bas et Italie. Le développement européen sera ensuite suivi par un assaut outre Atlantique avec la construction sur la cote est des Etats-Unis d’un centre de données avant d’en lancer un autre sur la cote Ouest. La société a ainsi isolé ses futures unités américaines de ses activités dans le reste du monde. Ceci pour faire face à une législation américaine très protectrice en matière de stockage et d'hébergement de données.
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