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Professions financières / Corporate finance

Professions financières
Corporate finance

Le casting des candidats à la Bourse

Medica, Amadeus, Vivarte... La liste des IPO potentielles, déjà longue, devrait encore se remplir dans des marchés favorables. Mais les investisseurs restent difficiles.
Les cordons de la Bourse se relâchent, et les candidats se bousculent au portillon en Europe. Les fonds de private equity en premier lieu, encombrés par nombre de participations mâtures et tenus de rendre leur argent aux investisseurs. Parmi eux, le fonds britannique BC Partners est un des plus actifs sur le Vieux-Continent. En France, le groupe de maisons de retraite Medica dont il est propriétaire a déjà publié son prospectus à l'AMF et devrait ouvrir le bal des IPO 2010 dans les prochaines semaines. En Espagne, Amadeus, une SSII détenue aux côtés de Cinven, devrait également être introduite à la Bourse de Madrid en 2010. Enfin, la cotation de la célèbre chaîne de produits surgelés Picard est un secret de polichinelle puisque l'investisseur, propriétaire depuis 2004, n'a vocation qu'à rester cinq à sept ans dans ses participations. Même chose pour son distributeur allemand de produits chimiques Brenntag. Un autre fonds britannique, Charterhouse, détient aussi depuis sept ans l'opérateur français TDF aux côtés de la CDC, dont il pourrait décider l'IPO d'ici peu. Dans un secteur plus cyclique - l'habillement et les chaussures -, l'investisseur caresse également l'ambition d'emmener Vivarte (propriétaire des marques La Halle !, André, San Marina, Kookaï ou Caroll) sur les marchés, dès que les ventes reprendront quelques couleurs. A ces nombreuses sociétés sous LBO s'ajoutent les spin-off de grands groupes, qui devraient également frapper à la porte d'Euronext. La nouvelle entité issue de la fusion Veolia-Transdev tout d'abord, va s'engager dans cette voie d'ici deux à trois ans. Accor, qui ne trouve plus de valeur ajoutée à garder ses deux activités distinctes, va lui aussi placer sur les marchés son pôle de services prépayés. En Italie enfin, Enel devrait se désendetter en rendant son indépendance à sa filiale dans les énergies renouvelables - Enel Green Power - en juin ou septembre prochain. Une chose est sûre, les investisseurs seront courtisés par les prétendants à la Bourse, mais dans un climat d'aversion au risque et de crainte d'une possible rechute, la prudence devrait être de mise. Les paons devront donc faire leur plus belle roue, et surtout la faire le plus rapidement possible, pour obtenir les faveurs de leurs mécènes.
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