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Rachat des CCI : Crédit Agricole n'entend pas modifier son projet
Réponse du berger à la bergère. Face aux critiques formulées par certains actionnaires et relayées par la voix de Colette Neuville, la direction du Crédit Agricole est catégorique : elle n’entend pas modifier le mode opératoire du rachat des CCI envisagé par les Caisses régionales auprès de CASA.
Même si elle reconnaît ne pas avoir suffisamment bien expliqué son projet, la banque ne voit d’abord, aucune raison objective de revoir sa copie. Pour elle, ce projet n’est rien d’autre qu’un reclassement interne, vivement souhaité par le régulateur mais aussi les marchés financiers qui infligent une « décote de complexité » à la banque depuis de nombreux mois. L’opération telle que prévue est neutre prudentiellement alors qu’une offre à l’ensemble des porteurs de CCI provoquerait, en outre, une annulation de fonds propres contraire à la philosophie du projet en cours.
Dans le même sens, la direction de la banque ne voit pas en quoi certains actionnaires seraient lésés par rapport à d’autres dans la mesure où le mode de répartition de la valeur économique de ces titres ne sera pas modifié pour autant. Enfin, le schéma, imaginé de longue date et expertisé par plusieurs personnes, n’est juridiquement absolument pas attaquable.
Du coup, les remarques faites par la présidente de l’Adam au sujet de l’égalité de traitement entre les différents actionnaires et l’absence de liquidité pour celui qui voudrait vendre ses titres, ne trouvent aucun écho du côté de la banque verte qui maintient bel et bien sa volonté de transférer cette participation de 25% dans les Caisses régionales pour 18 milliards d’euros. Ce qui annulerait par la même occasion le « Switch », système ingénieux mis en place en 2014 pour relever le ratio de solvabilité de CASA, système provisoire que le régulateur souhaitait voir évoluer dès que possible. Il était un comble, en effet, que la banque la plus capitalisée de France ne puisse pas utiliser au mieux ses fonds propres pour se mettre au diapason des nouvelles règles prudentielles.
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