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Gemalto à la peine aux Etats-Unis
Il ne fait pas bon décevoir les investisseurs par les temps qui courent. La chute du titre du spécialiste des cartes à puce Gemalto en est la preuve manifeste ce mercredi. L’annonce d’un profit warning pour l’exercice 2017 a effectivement immédiatement été sanctionnée par un repli de 20% de l’action.
« Tenant compte de la tendance observée au premier trimestre, avec un chiffre d'affaires en recul de 7% à 9% à taux de change constants par rapport à l'an dernier, Gemalto envisage désormais un résultat des activités opérationnelles à un niveau similaire à celui généré en 2016", détaille le groupe dans un communiqué. Préalablement, il misait sur un bénéfice opérationnel compris entre 500 et 520 millions d'euros contre 453 millions d'euros en 2016. Cet objectif avait d’ailleurs déjà été révisé à la baisse en octobre dernier après une estimation initiale de 660 millions d’euros.
A l’origine de cette mauvaise nouvelle : une activité aux Etats-Unis bien inférieure aux anticipations, suite aux conséquences de nombreux cas de fraudes et des transferts de responsabilités vers les propriétaires des terminaux non adaptés aux cartes à puces. D’où des prévisions de chiffre d’affaires inférieures d’environ 100 millions d’euros par rapport aux anticipations initiales.
Le fait que Gemalto modifie ses prévisions moins d'un mois après la publication de ses résultats annuels "illustre que la visibilité est peut-être même inférieure à six mois", lancent les analystes de chez Invest Securities. Ce qui n’est pas pour satisfaire l’ensemble des gérants de la Place parisienne. L’Eldorado nord-américain aurait-il des limites ? Là où tous les groupes français et européens semblent se précipiter depuis près d’un an ? Le domaine de la cybercriminalité a, certes, pris de l’ampleur ces derniers mois et les entreprises, quel que soit leur secteur, ne sont pas épargnées par ce danger. D’où les difficultés rencontrées par Gemalto, difficultés que rencontrent tout autant des groupes comme Oberthur ou tout autre concurrent. Le contre-coup est toutefois bien rude pour Gemalto qui avait habitué ses actionnaires à des lendemains plus souriants, même si ces derniers temps, la société avait déjà commencé à revoir à la baisse ses espoirs de croissance. Enregistrant au passage d’importants soubresauts et des mouvements de yoyo difficiles à anticiper pour les spécialistes des marchés. En prenant en compte la chute du jour, le titre Gemalto enregistre un repli de 3% depuis le début de l’année, de 15,8% sur un an et de 35% sur trois ans.
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