Macro-économie / Taux
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Salaires : ce que les entreprises prévoient pour 2027 / Des arbitrages de plus en plus ciblés
En matière salariale, les entreprises françaises ne comptent pas desserrer les cordons de la bourse. Après une hausse médiane de 3% en 2026 de leur budget dédié aux augmentations de salaire, elles tablent à nouveau sur 3% en 2027. C’est l’un des principaux enseignements de l’enquête Salary Budget Planning du cabinet WTW, menée auprès de 798 entreprises françaises issues d’un large éventail de secteurs.
La performance individuelle est de loin le principal critère d’attribution des augmentations salariales : 97 % des entreprises déclarent en tenir compte dans leurs décisions. Les évolutions de carrière et les promotions arrivent ensuite, citées par 59 % des répondants, tandis que 22 % des entreprises disposent d’un budget spécifiquement dédié aux contributions exceptionnelles.
La compétitivité externe apparaît comme le troisième critère devant l’équité salariale et la performance exceptionnelle. « La phase actuelle marque le passage d’une logique de rattrapage inflationniste à une logique d’allocation différenciée des ressources salariales. Dans de nombreuses organisations, la question n’est donc plus de savoir combien augmenter, mais quels salariés, quelles compétences et quelles contributions doivent être prioritairement soutenus par les budgets disponibles. Dans ce contexte, la qualité des arbitrages devient plus importante que le volume des budgets eux-mêmes», commente Khalil Aït-Mouloud, directeur de l’activité enquêtes de rémunération chez WTW en France.
Si l’étude rapporte que les tensions sur le marché de l’emploi diminuent, il y a encore 46 % des entreprises qui rencontrent des difficultés pour attirer ou retenir certains salariés. « Pour y répondre, elles mobilisent d’autres leviers. L’amélioration de l’expérience collaborateur arrive en tête des actions engagées, citée par 39 % des entreprises. Elle est suivie par la formation et le développement des compétences, à 37 %, puis par les initiatives en matière de diversité, d’équité et d’inclusion, à 35 % », souligne le cabinet WTW.
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