Macro-économie / Taux
Macro-économie / Taux
France : désendettement ralenti pour l’assurance-chômage jusqu’en 2028 / Une conjoncture économique hostile
La dette financière nette de l’Unédic sur une trajectoire moins rassurante qu’escompté. Le régime de l’assurance chômage la verra atteindre 55,4 milliards d’euros fin 2028, contre 53,9 milliards prévus à l’occasion des projections de mars 2026 réalisées par l’Unédic. Pour mémoire, elle atteignait 59,2 milliards d’euros fin 2025.
Cela est causé par le déficit supérieur à ce qui était escompté en 2026 en lien avec la dégradation de la conjoncture, explique l’Unédic, qui prévoit un déficit de 2,3 milliards d’euros, contre 2,1 milliards d’euros initialement. Compte tenu des retombées du choc énergétique, le consensus des économistes mise sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) en volume de 0,6% pour cette année. Puis, il attend une hausse de 0,9% en 2027 puis 1,2% en 2028. En cumulé, la révision a pour conséquence que le PIB se situera, en 2028, 0,6 point en-dessous de ce qui était prévu en mars, ce qui n’est pas sans effet sur le marché du travail.
L’emploi salarié privé devrait poursuivre son recul, avec une baisse estimée à 55 000 emplois affiliés à l’Assurance chômage en 2026, après une diminution de 65 000 en 2025. Une inversion de tendance interviendrait ensuite, avec une création nette de 40 000 emplois en 2027, avant une reprise plus nette en 2028, marquée par 140 000 créations.
Dans ce contexte, l’Unédic anticipe un taux de chômage à 8,3 % fin 2026, contre 7,9 % en 2025, avant un recul progressif à 8% en 2028. Le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés augmenterait légèrement en 2026. Il reculerait ensuite, tout en demeurant au-dessus de 2,5 millions sur l’ensemble de la période de prévision.
Sur le plan financier, les dépenses d’assurance chômage poursuivraient leur progression en 2026, à 46,6 milliards d’euros contre 45,3 milliards en 2025, puis en 2027 à 47,5 milliards. Un léger repli serait observé en 2028, à 47,2 milliards d’euros, sous l’effet notamment de l’avenant 2026 à la convention d’assurance chômage relatif aux ruptures conventionnelles.
En 2027, l’excédent du régime devrait atteindre 2,1 milliards d’euros, puis 4 milliards d’euros en 2028, soit 1,5 milliard d’euros de moins que prévu initialement en cumulé.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

