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Macro-économie / Taux

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Transmission d’entreprises : l’État sonne la mobilisation / Un plan de bataille pour préserver le tissu productif

En lien notamment avec une vague prochaine de départs à la retraite de dirigeants, le gouvernement a lancé une stratégie nationale pour accélérer la transmission des PME et TPE. L'objectif est notamment d'éviter des fermetures en chaîne.
Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat - Photo par ADNAN FARZAT / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat - Photo par ADNAN FARZAT / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Le compte à rebours est lancé. Alors que près de 500 000 dirigeants seront à la retraite dans les dix prochaines années (plus d’un tiers des entreprises en activité touchées dans certains territoires), mettant en jeu plus de 3 millions d’emplois, l’exécutif s’est penché sur la question de la transmission d’entreprises dans un contexte où une sur deux ne trouve pas de repreneur. Dans ce contexte, Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, a présenté plusieurs mesures en s’appuyant sur un plan structuré autour de quatre priorités.

La transmission est trop souvent anticipée trop tard, mal accompagnée et insuffisamment valorisée face à la création d’entreprise. Tant et si bien que cela entraîne des cessions précipitées, des entreprises sous-valorisées, voire des fermetures évitables.

Première étape : sensibiliser massivement. Dès 2026, chaque dirigeant atteignant 55 ans recevra un courrier l’incitant à préparer la transmission de son entreprise. Un guide national unique sera également diffusé pour simplifier un environnement jugé trop complexe.

Le gouvernement veut aussi ancrer la reprise dans la culture entrepreneuriale, notamment chez les jeunes, le but étant de faire émerger une nouvelle génération de repreneurs, mieux formés et plus nombreux. Pour ce faire, le gouvernement veut notamment déployer progressivement de nouveaux contenus pédagogiques dans les établissements d’enseignement supérieur. Plusieurs écoles de commerce et d'ingénieurs, membres de la Conférence des Grandes Écoles, se sont engagées à élaborer de nouvelles formations spécifiquement dédiées au problème de la reprise.

L’autre frein majeur est le manque de visibilité des opportunités. La majorité des entreprises à céder ne sont pas publiquement proposées. Pour lutter contre ce phénomène, l’exécutif veut faire de la plateforme de Bpifrance (Bourse de la transmission) une véritable « application de rencontre » entre cédants et repreneurs.

Aujourd'hui cette plateforme regroupe les annonces captées par les CCI, les CMA, le CRA et d’autres acteurs privés, lorsqu’elles respectent certains critères de qualité ; elle réoriente vers les sites partenaires pour les autres annonces. "D’autres offres connues des experts-comptables, des organisations professionnelles n’y figurent pas, tout comme les offres de cession à la barre pilotées par les administrateurs ou mandataires judiciaires. Cette fragmentation génère une forte asymétrie d’information, en particulier pour les primo-repreneurs", déplore-t-on au ministère de l'Economie et des Finances.

Enfin, il y a l’enjeu de l’accès au financement. Bercy rapporte que près d’un tiers des repreneurs sont en difficulté pour boucler leur projet. Le plan du gouvernement prévoit en conséquence de renforcer les dispositifs existants, de développer le crédit-vendeur et de mieux faire connaître les outils disponibles.

La transmission familiale et la reprise par les salariés sont également encouragées, avec des mesures pour simplifier les dispositifs fiscaux et mobiliser davantage l’épargne.

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