Publications, Résultats
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Planisware débute 2026 avec ses objectifs bien en ligne de mire / Ils sont confirmés après un premier trimestre de croissance à deux chiffres
Chez Planisware, l’année 2026 part du bon pied. L’éditeur de logiciels pour les entreprises, servant à piloter la mise en œuvre de leurs projets, a réalisé 51 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les trois premiers mois de l’année 2026, en progression de 13,6 % à taux de change constants. De quoi s’inscrire dans la trajectoire annuelle visée, soit celle d’un taux de croissance à deux chiffres à taux de change constants. « Cette publication va dans le sens de la réaccélération de la dynamique commerciale que nous observons depuis plusieurs trimestres », explique Loïc Sautour, directeur général du groupe, à WanSquare.
L’année dernière, les premières annonces de barrières douanières de Donald Trump et l’incertitude du contexte macroéconomique avaient logiquement plongé les entreprises dans l’attentisme. Ce qui avait entraîné des retards pris, voire l’annulation de certains projets pour les entreprises. Toujours en croissance, le groupe avait donc choisi de faire preuve d’un peu plus de prudence sur ses perspectives de progression d’activité au titre du deuxième trimestre de 2025, avant qu’elle ne reprenne rapidement du rythme. « La nécessité de mieux gérer et tenir ses projets d’investissements n’a pas disparu, bien au contraire », rappelle Loïc Sautour.
Certains secteurs de sa clientèle ont en tout cas accéléré le pas en la matière depuis le début de l’année. La transformation et les services numériques, notamment dans la bancassurance, les problématiques de réorganisation des chaînes d’approvisionnement dans les secteurs alimentaires, ainsi que les industries pharmaceutique et automobile, ont plus particulièrement participé à la croissance du trimestre. « Entre les barrières douanières et la nouvelle compétition dans les véhicules électriques, les constructeurs ont tout intérêt à mener un certain nombre de projets pour parvenir à se repositionner », précise par exemple le directeur général de Planisware, soulignant qu’un des principaux d’entre eux, aux États-Unis, est notamment devenu client du groupe sur la période. La croissance du trimestre a d’ailleurs été soutenue par la trajectoire de Planisware dans le pays. Présent en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et dans plusieurs autres zones géographiques, le groupe a notamment ouvert un bureau en Italie et en Autriche depuis le début de l’année, après s’être déjà étendu en Australie, en Corée du Sud et en Belgique en 2025.
Un modèle porteur
Les revenus récurrents, en hausse de 11,5 % et représentant la quasi-totalité du chiffre d’affaires de Planisware (91 %) ont donc profité de la venue de nouveaux clients – soit ceux contribuant aux facturations depuis moins de douze mois -, puisque 60 % de leur croissance est à leur attribuer. L’expansion chez les clients historiques, qui constitue l’un des grands avantages du modèle de Planisware, compte pour le reste. Le taux net de rétention des clients du groupe se situe en effet, historiquement, entre 110 et 120 %, tandis que son taux d’attrition est sous la barre de 2 %. « Et nous continuons de croître, notamment avec de nouvelles signatures dans des sociétés d’ampleur », se félicite Loïc Sautour.
Dans un contexte où les sociétés d’édition de logiciels peuvent susciter des interrogations de la part des analystes financiers, notamment au regard de la manière dont l’intelligence artificielle (IA) pourrait venir perturber leurs modèles, l’entreprise reste en tout cas confiante. Si une forme de substitution des budgets informatiques des entreprises, au détriment des logiciels et pour investir massivement dans l’IA, a pu s’observer entre fin 2024 et début 2025, le paradigme semble aujourd’hui avoir changé. « Désormais, les clients veulent voir un apport de valeur de l’IA. Et cela représente une opportunité pour nous, la réaccélération de notre croissance a en partie été portée par cela », estime le directeur général de Planisware. « Notre marché est divisé entre deux types de sociétés : celles qui intègrent l’IA et celles qui ne l’intègrent pas. Si le marché comprend des acteurs historiques, il est aussi animé par une dynamique de croissance liée au remplacement progressif de ces outils par des solutions intégrant l’IA. Cela agit donc plutôt comme un catalyseur pour nous, puisque les solutions d’IA sont naturellement diffusées dans nos produits. Dans des cycles concurrentiels, nous arrivons à gagner de nouveaux clients grâce à cela », détaille Loïc Sautour, ajoutant qu’à l’image de ses clients, la technologie sera également une opportunité interne, au regard des gains de productivité qu’elle permet déjà de produire (par exemple sur le plan commercial).
Au-delà de ses objectifs de croissance, le groupe qui s’était introduit à la Bourse de Paris en 2024 a en tout cas également profité de cette publication pour confirmer le reste de ses objectifs, à savoir une marge d’Ebitda ajusté d’environ 37 % ainsi qu’un ratio de conversion en trésorerie d’environ 80 %. Des prévisions attestant de sa confiance, mais incluant toutefois certaines précautions, au regard du caractère imprévisible du contexte économique et géopolitique – bien que le groupe n’observe, pour l’heure, pas d’impact particulier du conflit au Moyen-Orient sur les prises de décision de ses clients.
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