Publications, Résultats
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Chez LVMH, le premier trimestre confirme la résilience de sa croissance / L'activité "Montres & Joaillerie" affiche une dynamique particulièrement soutenue
LVMH continue de faire preuve de résistance. Dans un contexte géopolitique et économique toujours trouble, amplifié par le conflit au Moyen-Orient, le leader mondial du luxe a réalisé 19,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre de 2026. Il a ainsi crû de 1 % en organique sur un an, aligné sur les attentes des analystes et confirmant les tendances amorcées lors du troisième et quatrième trimestres de 2025.
La dynamique a été particulièrement visible aux États-Unis, puisque la progression des ventes y a été de 3 %, ainsi qu’en Asie (hors Japon) : le chiffre d’affaires du groupe s’y est apprécié de 7 %, ceci incluant notamment une amélioration des ventes en mode et maroquinerie auprès de la clientèle chinoise. L’Europe et le Japon, où le chiffre d’affaires a reculé de 3 % au titre du premier trimestre, restent soumis à une baisse des dépenses touristiques, partiellement compensée par la bonne tenue de la demande locale. Enfin, après avoir entamé l’exercice du bon pied, le Moyen-Orient est, depuis le mois de mars, nécessairement pénalisé par le conflit en cours. Celui-ci a d’ailleurs pesé à hauteur d’environ 1 % sur la croissance organique du trimestre, à l’échelle du groupe.
Amélioration séquentielle
L’activité de la division « mode et maroquinerie », son vaisseau amiral (9,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires), en amélioration séquentielle par rapport aux trois derniers mois de 2025, affiche encore un recul organique de 2 % de ses ventes – il aurait été limité à 1 % sans l’impact du conflit au Moyen-Orient. Les tendances observées lors des trimestres précédents se sont en tout cas accélérées, à l’instar de la vigueur de la croissance de Loro Piana, chez qui LVMH a récemment renforcé sa participation.
Louis Vuitton a également rencontré une amélioration de ses ventes et poursuivi le renforcement de l’expérience client, grâce par exemple à son nouveau flagship à Pékin ou du « Louis Vuitton The Place Seoul », ayant réalisé de bons résultats. Chez Christian Dior, l’arrivée progressive en boutique des premiers produits de Jonathan Anderson, à la tête de la direction artistique de la griffe depuis l’année dernière, a rencontré son succès auprès de la clientèle, précise LVMH par voie de communiqué, tandis qu’en maroquinerie, les nouveautés et la réinterprétation du « Lady Dior » ont témoigné d’un bon démarrage. "Michael Rider chez Celine, Jack McCollough et Lazaro Hernandez chez Loewe et Sarah Burton chez Givenchy poursuivent le renouveau créatif des collections de leurs maisons respectives", ajoute LVMH.
Plusieurs moteurs
Si la division de « parfums et cosmétiques » (2 milliards d’euros de chiffre d’affaires) est restée stable en organique, marquée par un bon début d’année pour les marques phares de LVMH, celle des « montres et joaillerie » (2,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires) aura été la plus dynamique, avec une croissance organique de ses ventes de 7 %. Elle a profité des performances de Tiffany, qui a poursuivi la rénovation de son réseau en boutique et le renforcement de ses lignes les plus emblématiques, comme HardWear, qui s’affiche en forte croissance. La croissance aura aussi été au rendez-vous chez Bvlgari, tandis que les dernières innovations horlogères de TAG Heuer, Hublot ou Zenith ont été révélées lors de la LVMH Watch Week de 2026, qui s’est tenue à Milan en début d’année.
La distribution sélective (4 milliards d’euros), avec une croissance organique de 4 %, a quant à elle continué de bénéficier de la solide santé de Sephora, qui a gagné des parts de marché dans toutes les régions. L’expansion du réseau de distribution a par ailleurs été poursuivie, notamment au Royaume-Uni. Enfin, l’activité de « vins et spiritueux », en croissance organique de 5 % (1,27 milliard d’euros de chiffre d’affaires) a profité d’un bon début d’année pour le champagne, notamment en Europe. Le cognac a de son côté tiré parti d’un effet de calendrier favorable pour le Nouvel An Chinois, par rapport à l’année précédente.
Au cœur d’un environnement de marché toujours perturbé, le groupe indique rester vigilant, mais être néanmoins confiant en ce début d’année. "Le groupe reste concentré sur le développement de ses marques, porté par une politique soutenue d’innovation et d’investissement ainsi que par une exigence permanente de qualité de ses créations, de leur désirabilité et de leur distribution sélective", souligne LVMH.
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