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Coty s’accorde avec KKR pour céder sa participation restante dans Wella / Un paiement initial de 750 millions de dollars qui profitera à son désendettement
Coty franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de désendettement. Le groupe de parfumerie et de cosmétiques, doublement coté à Paris et New York, a annoncé vendredi la cession de sa participation restante de 25,8 % dans les activités de soins capillaires Wella, à KKR Management Capital Accounts et à ses filiales d’investissement. Une transaction qui permettra au groupe de recevoir un paiement immédiat et initial de 750 millions de dollars (640,2 millions d’euros) en numéraire, ainsi que 45 % du produit de toute vente ultérieure ou d’introduction en Bourse de l’entreprise, après que le rendement préférentiel du géant américain de l’investissement aura été atteint. "Compte tenu des performances récentes et attendues de Wella, ainsi que des valorisations de marché actuelles, Coty anticipe un fort potentiel de cession supplémentaire, rapprochant ainsi le produit brut total de la valeur comptable de son investissement dans Wella", assure ainsi Coty.
La boucle est bouclée
Cette vente marque la fin d’un programme lancé en 2020, qui visait à simplifier le portefeuille et les opérations de Coty tout en valorisant au maximum Wella. Les deux firmes avaient en effet conclu un accord stratégique, concernant les activités du groupe dans le domaine des soins capillaires professionnels et grand public, incluant plusieurs marques, collectivement regroupées sous la bannière Wella. Cela avait permis à KKR de détenir 60 % de cette entité, gérée séparément, tandis que Coty conservait les 40 % restants sur la base, alors, d’une valorisation de ces activités de 4,3 milliards de dollars (hors trésorerie et dette). En parallèle, le fonds avait aussi investi un total d'1 milliard de dollars dans le groupe, par le biais de l'émission d'actions préférentielles convertibles. De fil en aiguille et alors que la valorisation de Wella augmentait, Coty avait poursuivi son désengagement, en contrepartie notamment du rachat d’une partie de ces actions. Fin 2021, à la suite de plusieurs transactions distinctes, KKR avait finalement acté sa sortie de Coty.
Un partenariat qui a fait ses preuves sur le plan de la création de valeur, a indiqué le directeur financier de Coty, Laurent Mercier, ce vendredi. "Nous avons profité de la forte croissance de Wella en monétisant progressivement notre participation, ce qui nous a permis de consolider les fondamentaux financiers de Coty année après année", a-t-il ajouté, rappelant que l’objectif initial de céder intégralement Wella d’ici à la fin de l’année 2025 avait donc été respecté. De quoi, a souligné le dirigeant, se conformer à ses engagements financiers, en valorisant ses actifs non essentiels et en affinant son orientation stratégique.
La quasi-totalité du produit net d’impôt de la vente sera utilisée pour réduire la dette à court et long terme du groupe, indique ce dernier. Ajouté à la génération de flux de trésorerie disponible de Coty – plus de 350 millions de dollars au terme du premier semestre de son exercice fiscal 2026, dont le détail des résultats n’a pas encore été publié – il devrait ainsi ramener le levier financier net à environ 3 fois d’ici à la fin de l’année civile 2025, permettant de rester engagé sur la trajectoire visée. Soit de ramener ce levier à deux fois. Au terme du premier trimestre de son exercice fiscal, donc à fin septembre 2025, sa dette financière nette était de 3,8 milliards de dollars (pour un ratio d’endettement de 3,7 fois). Le groupe avait alors aussi indiqué sa participation dans Wella était évaluée à plus d'1 milliard de dollars.
Une revue stratégique en cours
L'entreprise aux racines parisiennes (dont le portefeuille de marques sous licence ou propriétaires regroupe entre bien d’autres Infiniment Coty, les fragrances Marc Jacobs, Burberry, Hugo Boss pour sa division prestige, ou encore Bourjois et Rimmel du côté du "consumer beauty") a également, pour mémoire, amorcé plusieurs virages stratégiques à la fin du mois de septembre. Elle compte désormais mieux concentrer ses efforts sur ses activités de parfumerie, qui représentent son fer de lance, en intégrant plus étroitement celles liées à sa division de prestige et de grand public. D’un autre côté, une revue stratégique de sa division de beauté grand public a été lancée. Elle cible plus particulièrement ses activités de maquillage, ainsi que celles exercées au Brésil. L’examen devrait ainsi évaluer l’ensemble des alternatives possibles, entre cessions, partenariats, scissions et autres leviers potentiels qui lui permettraient notamment de renforcer son bilan.
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