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France : le patrimoine économique national retrouve des couleurs / Les 20 000 milliards d’euros à portée de main
La richesse nationale retrouve la croissance. Fin 2024, le patrimoine économique national de la France, qui regroupe l’ensemble des actifs financiers et non financiers ajustés des passifs des agents économiques, s’est établi à 19 559 milliards d’euros, soit une hausse de 2,6 % après un recul de 2,5 % en 2023, montrent des travaux de la Banque de France et de l’Insee.
Les ménages, principaux détenteurs de richesse nationale avec 14 953 milliards d’euros voient leur patrimoine net croître de 0,7 % en lien avec leurs actifs financiers. "Le regain d’intérêt pour l’assurance-vie et la retraite par capitalisation (droits à pension) entamé en 2023 se confirme", note la Banque de France. Rappelons que le patrimoine financier ne représente que le tiers de la richesse totale des ménages, les deux tiers restants étant surtout constitué d’immobilier. Or, "la valeur des logements et des terrains sous-jacents, qui représentent 87,1% de ces actifs, diminue légèrement (– 0,8%, après – 2,8%), en raison du recul de la valeur des terrains (– 3,2%, après – 8,9%), partiellement atténuée par la hausse de celle du bâti (+ 1,2%, après + 3,0%)", relève la Banque de France.
Du côté des sociétés non financières (SNF), la reprise est spectaculaire : +11,6 % après un recul de 7,1 % en 2023 du fait du comportement de leur patrimoine financier net. Il reste négatif à -2537 milliards d’euros en 2024, mais est en hausse de 351 milliards d’euros sur un an. "Cette amélioration est due à l’effet net de la valorisation des actions et participations, la baisse des cours boursiers ayant eu une influence plus forte sur le passif que sur l’actif", explique la Banque de France.
Le patrimoine financier des SNF comprend principalement des actions. Au passif, ces titres (11 417 milliards d’euros) représentent les fonds propres, à l’actif (9 120 milliards d’euros), ils servent entre autres à contrôler d’autres entités, avec des participations souvent croisées au sein des groupes. Ainsi, le passif étant plus élevé, "lorsque les valorisations diminuent comme ce fut le cas en 2024, le recul de la valeur du passif est plus fort que celui de l’actif, ce qui permet au patrimoine financier net de progresser", souligne l’institut d’émission.
Enfin, le patrimoine net des administrations publiques (APU) diminue de 50 milliards d’euros pour s'afficher à 690 milliards d'euros. Dans le détail, leur patrimoine non financier augmente de 0,5% (2821 milliards d'euros). "Comme pour les ménages, cette stabilité s’explique principalement par l’évolution des constructions et terrains bâtis, qui représentent 85,1% du patrimoine non financier des APU", lit-on dans l'étude.
Pour ce qui est de leur patrimoine financier net, il s'est creusé à -2 132 milliards d’euros en 2024, après -2068 milliards d’euros en 2023. "La dette publique au sens de Maastricht qui est, elle, mesurée en valeur nominale, s’accroît de 203 milliards d’euros. Les actifs financiers des administrations publiques sont en hausse (+ 57 milliards d’euros, après + 34 milliards d’euros) avec un renforcement de leurs liquidités (+ 11 milliards d’euros, après – 57 milliards d’euros) et une progression des actions et des parts de fonds d’investissement moins forte qu’en 2023 (+ 45 milliards d’euros, après + 87 milliards d’euros)", dévoile l'étude.
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