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Macro-économie / Taux / INSEE / hexagone

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Une confiance des ménages qui ne redécolle toujours pas / Le pouvoir d'achat des Français souffre

Un appétit pour la consommation qui ne reprend toujours pas, les données de l’enquête mensuelle de conjoncture de l’Insee voient une fois de plus l’indice de confiance des ménages se dégrader. Une baisse de cinq points qui ramène l’indicateur à 80, très largement en dessous de sa moyenne de longue période, qui s’établit à 100 sur la période allant de 1987 à décembre 2025. Loin d’être une bonne nouvelle pour aider à faire repartir une croissance tricolore au ralenti.
28/10/2026 - 09:00
Supermarché. Photo par NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
Supermarché. Photo par NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Un nuage noir qui reste solidement accroché au-dessus de l’Hexagone. À la lecture de la dernière enquête mensuelle de conjoncture de l’Insee, il est difficile d’être optimiste pour la croissance française. La consommation, qui est l'un de ses principaux moteurs risque de tourner durablement au ralenti au vu du manque de confiance des ménages.

Le mois d’octobre a vu l’opinion des ménages concernant leur situation financière personnelle se dégrader, peu importe l’horizon temporel retenu. Le solde d’opinion relatif à leur situation financière future se dégrade tout comme celui associé à celle passée, perdant respectivement neuf et six points. L’effet domino est immédiat sur la proportion de ménages jugeant opportun actuellement de faire des achats importants. Là encore, le solde correspondant s’érode de quatre points, plongeant un peu plus sous sa moyenne de longue période.

 

Avenir

 

Il faut dire que l’optimisme n’est pas de mise non plus concernant le plus long terme, octobre ayant également vu l’opinion des ménages se replier sur le niveau de vie futur dans l’Hexagone. Une baisse de six points qui s’accompagne d’une détérioration du jugement des ménages sur l’évolution passée du niveau de vie en France. Le solde d’opinion correspondant perd trois points et atteint son plus bas niveau depuis le début de l’enquête, en octobre 1972. On en trouve les traces dans le fait que le solde associé à la « capacité d’épargne future diminue de nouveau » et ce de près de trois points.

Pas de quoi éroder considérablement le climat de l’épargne : bien que diminuant de deux points, l’indicateur, à 118 points, demeure largement au-dessus de la moyenne de longue période. Si consommation et épargne battent de l’aile simultanément c’est notamment en raison d’un pouvoir d’achat mis à rude épreuve cette année dans l’Hexagone. Patrick Artus, conseiller économique d’Ossiam, expliquait récemment que ce recul est la résultante directe « de la hausse de l’inflation et de la faiblesse des hausses de salaire (1,9 % sur un an) en raison du niveau assez élevé du chômage (8,3 % au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,7 point sur un an). »

 

Décalage

 

Le recul du taux d’épargne des ménages depuis le quatrième trimestre 2024 ne suffit donc pas à faire progresser significativement la consommation des ménages. L’effet de la baisse des salaires réels primant sur le reste et s’ajoutant à plusieurs vents contraires majeurs pour l’économie tricolore. En ajoutant au tableau le recul de l’investissement en logement, le sous-investissement des entreprises, l’économiste considère que « la croissance va rester faible, le taux de chômage va continuer à augmenter et le taux d’emploi à reculer, ce qu’il fait depuis le milieu de 2025. » Sortir de cette spirale ne sera pas chose aisée, des réformes structurelles étant attendues pour produire une remontée « de la croissance de long terme [qui] rassurerait les investisseurs et aidera à faire baisser les taux d’intérêt à long terme. »

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