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émergents; banques centrales; crise financière

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Les économies émergentes encaissent de mieux en mieux les chocs / De meilleures politiques publiques n’y seraient pas étrangères

Les circonstances ont certes parfois été favorables, il n’en reste pas moins que les économies émergentes semblent avoir relativement bien traversé les dernières périodes de turbulences financières mondiales. Que ce soit en termes de sortie des capitaux, de la croissance ou encore de l’inflation ou autres coûts d’emprunts.
IMF. Photo by Jim WATSON / AFP
IMF. Photo by Jim WATSON / AFP

Loin d’être insensibles pour autant. Les économies émergentes ont beau être devenues plus résilientes, elles sont loin d’être au bout de leur peine à en croire les experts du Fonds monétaire international (FMI). Quatre d’entre eux viennent de s’intéresser aux épisodes typiques d’aversion au risque en essayant de distinguer un différentiel pour les pays émergents depuis la crise financière mondiale.

Leur constat est sans appel, l’analyse produite par leurs soins expliquant que " l’amélioration des cadres politiques a contribué à réduire les pertes de production et l’inflation " pour ce groupe de pays. Ils affirment notamment qu’à l’avenir les marchés émergents "continueront d’être mis à rude épreuve, car l’incertitude demeure élevée" et également que les progrès sont inégaux d’un pays à l’autre tout comme la marge de manœuvre budgétaire dont ils disposent. Notamment en raison d’un endettement qui a progressé pour nombre d’économies émergentes.

 

Souveraineté

 

Parmi les axes d’amélioration sensibles on retrouve celle des cadres réglementaires qui aurait renforcé la confiance des investisseurs. Les auteurs affirmant que "les marchés obligataires en monnaie locale se sont renforcés dans de nombreux pays émergents, contribuant ainsi à une plus grande résilience financière" et in fine de diminuer tant les asymétries de change que les risques de sorties soudaines de capitaux. De quoi induire que " la part de la dette émise en monnaie locale et détenue par des investisseurs étrangers a atteint des niveaux historiquement bas dans de nombreux pays".

Les rendements obligataires seraient, grâce à ce mécanisme, moins sensibles à un choc d’aversion au risque. Les quatre membres du FMI associant à cet évènement "une augmentation de 19 points de base des écarts de rendement en monnaie locale, mais qu’une augmentation d’un écart-type de la part de propriété des banques nationales atténue cet effet à 11 points de base ". Tout n’est pas idyllique pour autant puisqu’un encours important de dette souveraine par les banques est susceptible de réduire leur capacité à prêter au secteur privé et in fine à pénaliser la croissance économique. Sans évoquer la complexité provoquée par un défaut souverain en termes de renflouements bancaires.

 

Ancrage

 

Un autre volet est quant à lui indéniablement positif et concerne la crédibilité des banques centrales des pays émergents. Les auteurs exposant que celle-ci ayant été accrue, elle a dès lors permis des anticipations d’inflation mieux ancrées et une utilisation accrue du taux de change comme amortisseur, ce qui a permis aux instituts d’émission de se concentrer sur la stabilisation de l’activité économique.

En y ajoutant également une réduction de la dominance budgétaire, expliquée comme étant la nécessité pour la politique monétaire de répondre à des logiques budgétaires, on constate que les résultats sont significatifs tant pour la croissance que pour l’inflation. Les données publiées faisant état d’un comparatif entre la période avant et après la crise financière mondiale montrent que "la production économique a été supérieure d’un point de pourcentage à ce qu’elle aurait été autrement, l’amélioration des cadres économiques expliquant un peu plus de 0,5 point de pourcentage, le reste étant dû à des conditions extérieures favorables". L’inflation a quant à elle été inférieure de 0,6 point de pourcentage et ce grâce à des politiques plus efficaces.

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