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Rexecode / émissions
La baisse des émissions hexagonales de gaz à effet de serre se poursuit en 2025 / Rexecode est plus optimiste que l’Insee concernant cette dynamique
La crise énergétique s’est largement estompée dans l’Hexagone et il semble que le repli des émissions de gaz à effet de serre fasse de même. Le centre de recherches pour l’expansion de l’économie et le développement des entreprises (Rexecode) table effectivement sur une baisse de 2,4 % en 2025, soit une variation du même ordre que l’an passé (- 1,8 %) et qui tranche avec les baisses constatées en 2022 et 2023 (respectivement de – 3,9 % et – 6,8 %). Une bonne nouvelle est cependant une nouvelle fois affirmée par les équipes de Rexecode : celle d’un découplage effectif entre croissance de l’économie et les émissions de gaz à effet de serre. Pour rappel, Rexecode table sur une croissance hexagonale de l’ordre de 0,7 % en 2025, un chiffre en ligne avec les autres institutions.
Avec des cours de l’énergie relativement stables désormais, il faut compter sur des dynamiques de long terme pour voir les émissions françaises de gaz à effet de serre diminuer. Qui mettront nécessairement du temps à produire leurs effets à en croire Raphaël Trotignon, directeur du pôle Energie-Climat chez Rexecode, auteur d’une publication dédiée avec Adrien Benoist. Laquelle expose qu’en ce qui concerne l’automobile "la majorité de la baisse des émissions provient de la diminution tendancielle des consommations moyennes au (kilomètre) des véhicules du parc et par la lente transformation de sa composition, ce qui se traduit par une baisse de la consommation totale de carburants en particulier de diesel".
Retard
Les dynamiques ont beau être enclenchées dans plusieurs secteurs et la réduction escomptée prévue par Rexecode en 2025 être supérieure à celles d’autres, cela n’empêche pas cette baisse d’être loin d’être suffisante pour Raphaël Trotignon. Sa publication expliquant que cette baisse est "en deçà de ce qui serait nécessaire pour tenir les objectifs climatiques de la Stratégie Nationale Bas Carbone", cette dernière nécessiterait ni plus ni moins qu’une "réduction annuelle moyenne des émissions plus de deux fois plus rapides, de près de 5 % par an".
Si on veut verser dans l’optimisme il faut plutôt regarder ce qui permet à Rexecode d’expliquer la légère décrue des émissions provenant de l’industrie en 2025, il est notamment fait état "d’une poursuite des gains tendanciels d’efficacité énergétique et de décarbonation du mix énergétique pour chacun des grands secteurs industriels. Ce sont ces derniers gains tendanciels qui expliquent la majorité de la baisse des émissions industrielles dans notre prévision ".
À la merci
Certaines des projections faites par Rexecode sont également de cet acabit notamment sur l’efficience, les auteurs expliquant prolonger dans leurs modèles une "poursuite de la diminution de la consommation d’énergie par m², portée par les rénovations énergétiques et la diffusion d’appareils de chauffage plus performants ". Pas de quoi pour autant empêcher la France d’être sujette aux aléas climatique, cette année a ainsi pu la voir bénéficier de températures supérieures à l’année précédente et il ne pourra pas en être de même indéfiniment.
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