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croissance; incertitude; volume

Macro-économie / Taux / OMC / Ngozi Okonjo-Iweala / commerce mondial

Macro-économie / Taux
OMC / Ngozi Okonjo-Iweala / commerce mondial

La croissance du commerce mondial ne tient qu’à un fil / Les droits de douane finiront par produire leurs effets

Une bonne nouvelle qui pourrait ne pas durer, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) vient certes d’annoncer une révision à la hausse - de - 0,2 % à 0,9 % - de la croissance du commerce mondial de marchandises en 2025. Pour autant cette dynamique est avant tout due à une hausse, probablement temporaire et à des fins de précautions, en direction des États-Unis, alors que l’OMC table sur des droits de douane qui amputeront la croissance des échanges en 2026
Containers. Photo by AFP
Containers. Photo by AFP

Un répit de courte durée. Difficile de se réjouir des dernières mises à jour dévoilées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui dessinent certes des bonnes nouvelles pour cette année mais pas pour 2026 bien au contraire. La hausse du volume des échanges y était jusqu’alors prévue de l’ordre de 2,5 % et a été ramenée à 1,8 % en fin de semaine dernière.

Toute envie de se reposer sur ses lauriers est en effet balayée par la directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala. Celle-ci argue que bien qu’il convienne de rester prudent tant que "les effets des récentes mesures tarifaires ne se font pas encore pleinement sentir", d’autant plus que ses équipes estiment que le report par les États-Unis d’une partie de leurs importations au premier trimestre "devrait entraîner une baisse de la demande d’importations à l’avenir". Celle-ci devrait commencer dès la deuxième partie de l’année et s’étaler sur l’année prochaine et les suivantes. L’effet agrégé sur 2025 est pour l’heure considéré comme améliorant les perspectives commerciales.

 

Encore et encore

 

Nous en avons fait l’amère expérience dans l’Hexagone, l’économie et les investisseurs détestent l’incertitude et ce, qu’elle provienne de la sphère politique ou de toute autre. La directrice générale de l’OMC est bien obligée de constater que "l’incertitude liée aux droits de douane continue de peser lourdement sur la confiance des entreprises, les investissements et les chaînes d’approvisionnement" et va jusqu’à arguer que "l’incertitude demeure l’un des facteurs les plus perturbateurs du commerce mondial".

Pour autant les dernières évolutions ne sont pas uniquement négatives, chez l’institution on attribue également la révision à la hausse pour 2025 à une amélioration des perspectives macroéconomiques entre avril et juillet. Particulièrement chez les économies en développement où la dépréciation du dollar devrait continuer à assouplir leurs conditions financières. Certains d’entre eux devraient certes souffrir d’une baisse des prix du pétrole diminuant leurs exportations, cependant nombre d’industries manufacturières devraient tirer profit de cette baisse des cours.

 

Structure

 

Au moment d’évoquer les récentes passes d’armes tarifaires, leurs effets sont sans appel et sont qualifiés comme ayant "un impact globalement négatif sur les perspectives du commerce mondial par rapport aux prévisions d’avril". Les exemptions ou autres trêves ne suffisant pas à contrebalancer les "taux tarifaires ‘ réciproques ‘ plus élevés introduits le 7 août [qui] devraient peser de plus en plus sur les importations aux États-Unis et freiner les exportations de leurs partenaires commerciaux au second semestre 2025 et en 2026".

L’Amérique du Nord n’est pas perçue comme un moteur de la croissance du commerce dans le court terme et cela n’est pas une surprise. L’OMC considère a contrario que ce sont les économies asiatiques qui vont faire augmenter le volume dans les mois à venir et ce quand bien même ce moteur commencerait-il à se gripper en 2026. Entre ces deux extrêmes l’Europe verrait sa contribution pour l’année en cours passer de "modérément positive" à "légèrement négative ".

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