Macro-économie / Taux / risques climatiques / Banque de France / Développement durable
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La Banque de France montre patte blanche sur le climat / L’institution détaille ses engagements à nouveau
La transparence est de mise à la Banque de France. L’institution dirigée par François Villeroy de Galhau place son dernier rapport durabilité en date dans une lignée entamée en 2019, par son premier rapport annuel dédié à l’investissement responsable. On y retrouve non seulement des déclarations ayant trait aux différents mandats exercés, mais également des chiffres ayant trait à ses activités opérationnelles. Sur la période allant de 2019 à 2024 il est affirmé que les émissions de gaz à effet de serre associées auraient diminué de 32 %.
Le gouverneur exposant que par souci de "maintenir son avance dans le domaine de l’investissement responsable, la Banque de France a par ailleurs mis en œuvre en 2024 des seuils d’exclusion fossiles alignés sur l’accord de Paris pour le pétrole et le gaz, et a totalement exclu de ses portefeuilles le charbon et les hydrocarbures non conventionnels". Une volonté d’être proactif qu’on peut retrouver également dans les investissements dans le fonds biodiversité lancé en partenariat avec le groupe Caisse des Dépôts et BDF Gestion. Autre engagement martelé par François Villeroy de Galhau, celui d’un alignement de ses portefeuilles d’obligations d’entreprises sur une trajectoire de 1,5 °C, ce qui a déjà été fait pour le volet actions.
Améliorer
Loin de se reposer sur ses lauriers, le gouverneur explique que des actions ont été menées récemment pour amender le plan stratégique et "y intégrer formellement les risques économiques et financiers liés à la nature ". Il considère que l’évaluation de ces risques fait pleinement partie du mandat d’une Banque centrale et d’un superviseur.
Dans le prolongement de cette optique et en ce qui concerne la stratégie monétaire, la cotation des entreprises qu’elle effectue a intégré depuis cette année les différents risques liés au changement climatique. Des données qui sont utilisées dans le cadre de "l’évaluation de la qualité des garanties acceptées par l’Eurosystème pour les opérations de crédit de politique monétaire". Autre effort déployé en 2025, l’indicateur climat mesurant l’exposition des entreprises aléas climatiques a été enrichi des secteurs de la construction et du ciment. Ils rejoignent ceux de la production d’électricité, foncier et transport qui étaient disponibles dès l’an passé.
Mandat
Alors que certains acteurs réclament une politique monétaire plus verte au sein de la zone euro, du côté de la Banque de France on affirme que "le climat s’inscrit pleinement dans le mandat monétaire par les effets qu’il produit sur la stabilité des prix". L’inaction n’est pas envisageable à ses yeux "alors même que les événements extrêmes liés au changement climatique ont déjà des effets de plus en plus visibles sur l’activité économique et les prix, notamment alimentaires". La transition est certes loin d’être indolore, pour autant son coût est jugé inférieur à celui d’un scénario d’inaction.
C’est dans cette optique que l’institution dirigée par François Villeroy de Galhau a réaffirmé tel un "chantier prioritaire la poursuite de son investissement au service du Réseau pour le verdissement du système financier (NGFS, Network for Greening the Financial System), qui produit des travaux de référence au niveau international sur les modalités d’intégration des risques climatiques ainsi que des risques liés à la nature par les banques centrales et les superviseurs". Elle en assure le secrétariat et y détache une vingtaine de ses membres en permanence. Une coopération qui a débouché récemment sur une meilleure prise en compte des impacts à court terme des risques climatiques.
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