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Équateur; banque multilatérales de développement; Quito

Macro-économie / Taux / Financement / flux / allocations / urbanisme / lutte contre le changement climatique / Développement durable

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Financement / flux / allocations / urbanisme / lutte contre le changement climatique / Développement durable

Cette difficile équation que tentent de résoudre les pays émergents / Ils peinent à concilier financement et développement durable

Les gouvernements locaux, en particulier dans les pays en développement, ont souvent du mal à accéder au financement du développement urbain durable afin de protéger les villes en croissance contre les menaces liées au climat. Pourtant certains pays émergents à l’instar de l’Équateur arrivent à tirer leur épingle du jeu depuis déjà plusieurs années.
Drapeau de l'Équateur. Photo by Marcelo Endelli / Getty Images South America / Getty Images via AFP
Drapeau de l'Équateur. Photo by Marcelo Endelli / Getty Images South America / Getty Images via AFP

Un exemple qui vient d’Amérique du Sud. Pays connu pour ses choix tranchés comme l’abandon de sa monnaie nationale, au profit du dollar américain, voici quelques années que l'Equateur tente d’être pionnier en mêlant finance et climat. Avec un certain succès à en croire une étude du World Economic Forum (WEF). Parmi les exemples évoqués, on trouve le succès de sa capitale à construire un projet de développement urbain durable en coopération avec les banques multilatérales de développement (MDB).

Une réussite d’autant plus notable que les auteurs rappellent qu’il "peut être difficile pour les gouvernements locaux de structurer des accords de financement à long terme qui s’alignent sur l’appétit pour le risque et la capacité de financement des investisseurs privés". Des institutions telles que la Banque européenne d’investissement considère qu’il faut en faire plus, évoquant le fait que l’ensemble de ces fonds ne sont ni alloués à tous les pays ni dans des proportions similaires à chaque fin. Pour l’année 2023 ce sont ainsi près de "74,7 milliards de dollars de financement climatique de la MDB [qui] étaient pour les économies à revenu faible et moyen" contre 50,3 milliards de dollars alloués aux économies à revenu élevé.

 

Histoire d’une réussite

 

Les développements récents en Chine sur la capacité d’endettement des gouvernements locaux sont une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, de la marge de manœuvre restreinte de ces acteurs. Une spécificité qui a des conséquences sur leur capacité à lutter contre le changement climatique. On regrette chez les deux coauteurs qu’ils "dépendent fortement des transferts des gouvernements nationaux, ainsi que des revenus qu’ils génèrent des impôts et des frais, pour lesquels la conformité et la collecte sont souvent problématiques ".

L’accès à l’émission de dette est de surcroît difficile pour ces entités lorsqu’elles se situent dans des pays en développement. Une problématique conséquente arguent-ils, dans le cas de l’Afrique notamment. Les populations urbaines devraient quasiment tripler d’ici le milieu du siècle et ce alors que six des huit régions les plus touchées par le changement climatique se trouvent sur le continent. L’exemple de Quito est retenu étant donné que la capitale a réussi à mobiliser 2 milliards de dollars au profit de son métro et à travailler d’une façon particulière avec ses partenaires.

La voie tracée par la capitale équatorienne réside en partie dans "la participation active des institutions financières concernées. Ces institutions ont non seulement fourni des prêts, mais ont également joué un rôle majeur de supervision technique et d’évaluation". Un projet de longue haleine qui aurait permis finalement de fonctionner plus efficacement que dans d’autres alternatives, de répondre à des normes de qualité plus élevées et également de recevoir une reconnaissance à l’étranger.

 

Coup d’essai

 

Au-delà de gains d’efficience en décongestionnant la ville, la construction de cette infrastructure a amélioré l’empreinte carbone de Quito. Ce n’est pas une surprise de voir le pays être pionnier sur la question du financement, tant il l’avait déjà été par le passé. L’Équateur avait en effet échangé près de 1,63 milliard de dollars de dette existante en 2023 contre un nouveau prêt de 656 millions de dollars. En contrepartie, 450 millions de dollars auparavant consacrés aux paiements de service de la dette seront dirigés vers le financement de projets de conservation dans la réserve marine des Galapagos.

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