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Figeac Aéro ne redoute pas excessivement l’impact des mesures douanières américaines / Tandis que ses marchés profitent d'une forte dynamique

Avec des flux de production à destination des États-Unis, depuis ses sites, ne correspondant qu’à 6 % de son chiffre d’affaires, l’équipementier aéronautique n’anticipe pas d’impact immédiat et significatif des mesures douanières américaines telles que prévues pour l’instant. Si quelques solutions pourront s’offrir à lui en fonction des issues, il assure pour l’heure être en discussion avec l’ensemble de ses clients afin de prendre les mesures les plus adéquates. Fort d’un niveau d’activité conforme à ses attentes, d’une visibilité certaine et d’un positionnement stratégique sur les marchés aéronautiques civils, mais aussi de défense, Figeac Aéro garde le cap sur ses objectifs, à court comme à moyen terme. 
(Photo by Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo by Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

L’aéronautique européenne reste, comme la plupart des autres industries du Vieux continent, en attente des débouchés des négociations commerciales entre les États-Unis et l’Europe. L’équipementier Figeac Aéro a toutefois tenu à tempérer, en publiant mardi son chiffre d’affaires annuel, les effets qu’un maintien des droits de douane américains, tels que prévus pour l’heure, pourrait avoir sur son activité. Et tout d’abord parce que son exposition y est limitée : les flux de production des sites du groupe à destination des États-Unis ne représentent qu’environ 6 % de son chiffre d’affaires, principalement du fait des programmes A350 et A320. Des flux concernant certaines pièces de ces deux appareils, ne réalisant qu’un passage temporaire outre-Atlantique avant d’être (pour l’écrasante majorité) exportées de nouveau.

Si cela devait s’avérer nécessaire et pertinent, le groupe pourrait envisager la relocalisation de certaines productions dans sa filiale américaine. Il indique par ailleurs avoir déjà initié des discussions avec l’ensemble de ses clients pour prendre les mesures adéquates. "Dans ces conditions, l’impact immédiat des mesures douanières américaines ne devrait pas être significatif", résume l’entreprise, prévoyant de tenter d’en limiter au maximum les conséquences éventuelles, sur toute la chaîne de valeur aéronautique dont elle fait partie.

En attendant d’y voir plus clair – tout comme ses clients  – l’entreprise a terminé son exercice décalé 2024/2025 (clos à fin mars) avec une activité orientée à la hausse. Son chiffre d’affaires total a grimpé de 8,1 % en variation organique, à 432,3 millions d’euros, porté par la bonne santé de son segment d’aérostructures et d’aéromoteurs. La hausse des revenus s’y est affichée à 9,5 %, à 398,6 millions d’euros, contre une baisse de 5,5 %, à 33,7 millions d’euros, pour ses activités de diversification. Elles ont néanmoins été en légère progression de 3,6 % au quatrième trimestre, à la faveur d’un recentrage stratégique et de la spécialisation de certaines de ses filiales sur les secteurs de la défense et de l’énergie.

 

Les programmes civils d’Airbus mènent la danse

 

En tout, la bonne santé de l’activité de Figeac Aéro a principalement profité de la dynamique des programmes civils Airbus, observe le groupe. "Avec l’augmentation des cadences de production et les nouvelles affaires, la famille A320 est désormais le premier programme du groupe, avec un chiffre d’affaires qui dépasse la barre symbolique des 100 millions d’euros", précise-t-il. Fort d’un seizième trimestre consécutif de croissance, l’entreprise a ainsi atteint son objectif annuel de chiffre d’affaires.

Si les marchés civils de Figeac Aéro continuent d’être bien orientés – grâce à une hausse continue du trafic passager et du fret au fil de l’année 2024, poursuivie depuis le début de l’année, bien que légèrement moins dynamique – le groupe compte aussi tirer parti de l'accélération prévue du segment de la défense. Il est notamment positionné sur certains programmes militaires (comme le Rafale ou des véhicules blindés, entre autres). Un marché qui reste pour l’heure marginal au sein de son portefeuille de nouvelles affaires, composé à 90 % de contrats civils. Mais au regard du bond attendu des besoins de capacité industrielle pour les programmes militaires et d'une demande, dans l’aéronautique civile, pour l’heure toujours au beau fixe, le groupe reste confiant dans sa capacité à conquérir de nouveaux champs commerciaux. À fin mars, son carnet de commandes avait en tout cas atteint 4,7 milliards d’euros, un niveau record

"Les marchés aéronautique et défense et nos clients principaux continuent de bénéficier d’une très forte dynamique et d’une visibilité sans précédent, ce qui nous permet de rester, malgré les incertitudes court terme liées aux sujets de taxes douanières, particulièrement confiants sur la capacité du groupe à atteindre les objectifs de croissance profitable et de désendettement de PILOT 28 (son plan stratégique, ndlr) ", a de son côté indiqué le président-directeur général du groupe, Jean-Claude Maillard. Soit ceux d’un chiffre d’affaires supérieur à 600 millions d’euros et d’un levier financier inférieur à 2 fois, porté par un Ebitda courant supérieur à 100 millions d’euros et une dette nette réduire grâce à des free cash-flows supérieurs à 60 millions d’euros. Pour l’exercice en cours, les objectifs ont également été maintenus.

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