Publications, Résultats
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Le tonus de la croissance d’Orange en Afrique et au Moyen-Orient ne se dément pas / Tandis que MasOrange délivre les synergies attendues
Orange entame l’année 2025 en gardant le cap sur ses objectifs annuels. Le chiffre d’affaires de l’opérateur télécoms a atteint 9,9 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, en légère croissance de 0,6 %, tandis que son Ebitdaal a grimpé de 3,2 %, à près de 2,5 milliards d’euros – il a été prévu qu’il s’apprécierait d’environ 3 % au titre de l’exercice en cours. Sa croissance a été portée par la performance des services de détail et l’effort poursuivi d’efficacité opérationnelle. Les eCAPEX, à 1,5 milliard d’euros, ont grimpé de 91 millions d’euros.
Rapporté au chiffre d’affaires, le taux de eCAPEX des activités télécoms ressort ainsi à 14,8 %, conformément, de nouveaux, aux objectifs annuels. "Les résultats de ce trimestre renforcent notre confiance dans la réalisation de nos prévisions pour l’ensemble de l’année, que nous confirmons intégralement. Dans le contexte macroéconomique actuel, nous sommes convaincus de la résilience de notre modèle économique, qui est très peu exposé aux droits de douane et à l’économie américaine", a résumé Christel Heydemann, la directrice générale du groupe, à l’occasion de la présentation des résultats.
Le groupe a pleinement tiré parti de la bonne santé de ses services de détail au fil du premier trimestre. Les revenus en la matière ont crû de 2,4 % sur un an, "ce qui a largement compensé la baisse attendue des services aux opérateurs et des ventes d’équipements à faible marge", a expliqué Christel Heydemann. Par zone géographique, l’Afrique et le Moyen-Orient sont quant à eux les premiers des contributeurs à la croissance d’Orange. De fait, les revenus y ont bondi de près de 13 %, à plus de 2 milliards d’euros. La région signe ainsi son huitième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. Cette amélioration du chiffre d’affaires repose sur quatre moteurs différents, tournant tous à grande vitesse : la data mobile (+ 21 %), le fixe haut débit (+ 19,1 %), Orange Money (+ 22,1 %) et le B2B en transverse (+ 17,1 %).
Le segment de data mobile représente, à lui seul, 60 % de cette croissance, grâce aux réseaux de 4G et de 5G du groupe qui sont aujourd’hui utilisés par plus de 80 millions de clients. En tout, l’opérateur compte plus de 163 millions de clients mobiles dans la région, soit une hausse de 6,7 % par rapport au premier trimestre de 2024. Le chiffre d’affaires trimestriel moyen du mobile seul y a quant à lui grimpé de 5,1 % sur un an. Un ensemble de performances trimestrielles dans la région permettant donc à Orange de confirmer la prévision de croissance de l’Ebitdaal à au moins un chiffre élevé en 2025.
Mise en œuvre de la stratégie commerciale
En revanche, le dynamisme a moins été au rendez-vous en France. Si le groupe y reste leader en termes de parts de marché, de "net promoter score" et de taux de résiliation, ses revenus ont reculé de 1,3 % dans l’Hexagone au titre des trois premiers mois de 2025, à 4,3 milliards d’euros. Le recul des services aux opérateurs et de ceux fixes, à bas débit, a été en partie rattrapé par la résistance des services de détail. "L’environnement tarifaire reste dynamique sur le marché de l’entrée de gamme mobile, qui représente moins de 13 % de notre chiffre d’affaires total en France. Le marché fixe est globalement stable, avec quelques fluctuations sur le marché d’entrée de gamme, tandis que le haut de gamme reste assez rationnel. Nous continuons à mettre en œuvre notre stratégie commerciale rigoureuse et segmentée", a détaillé le directeur financier du groupe, Laurent Martinez.
Les services convergents ont quant à eux été moteurs, avec une croissance de 3,4 %, à 1,3 milliard d’euros, tandis que le chiffre d’affaires trimestriel moyen par offre convergente (ARPO convergent) a grimpé de 4 %. La performance totale reste en ligne avec les attentes et Orange prévoit ainsi toujours une légère croissance de l’Ebitdaal en 2025, au-dessus de celle de l’année passée.
A l’échelle européenne, la hausse des services de détails a été portée par celle des services convergents et de l’ARPO convergent, tout particulièrement en Pologne. Reste évidemment l’Espagne, où l’opérateur opère désormais au travers de sa co-entreprise MasOrange depuis le rapprochement d’Orange Espagne et de MasMovil. Les revenus de l’entité se sont appréciés de 2,6 % sur un an, pour atteindre 1,8 milliard d’euros. "Les performances commerciales B2B ont été marquées par l’obtention de deux des quatre lots du plus gros contrat public avec le gouvernement central espagnol, CORA III, dans le domaine de la connectivité et de la cybersécurité : il s’agit sans aucun doute d’une victoire phare pour notre segment B2B en Espagne", a ajouté Laurent Martinez.
En délivrant près de 80 millions d’euros de synergies au cours du trimestre, MasOrange en totalise désormais près de 200 millions d’euros. Un rythme permettant à Orange de confirmer l’objectif de synergies supérieures à 500 millions d’euros, sur les quatre années qui suivront la clôture de l’opération. Le processus pour créer une "FiberCo" commune avec Vodafone Espagne suit quant à lui son cours, indique Orange et devrait aboutir aux alentours de l’été.
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