Macro-économie / Taux / jean-paul faugère / acpr
Macro-économie / Taux
jean-paul faugère / acpr
Jean-Paul Faugère rempile à l’ACPR / Un second mandat de vice-président jusqu’en 2030
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) va continuer de compter sur Jean-Paul Faugère. Vice-président depuis 2020, l’homme de 68 ans a vu le renouvellement de son mandat être approuvé par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat. Il arrivera à échéance en 2030.
"Je félicite chaleureusement Jean-Paul Faugère pour tout le travail accompli depuis cinq ans à l’ACPR et les avancées majeures obtenues sur plusieurs dossiers d’importance visant à mieux préserver l’intérêt du client. Je lui souhaite une pleine réussite dans son nouveau mandat.", a réagi François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et président de l’ACPR.
Au sein du régulateur, la vocation première de Jean-Paul Faugère est de présider le sous-collège sectoriel de l’assurance, secteur au sein duquel il commença sa vie professionnelle en 1980. Ce polytechnicien est passé sur les bancs de l’Ecole nationale d’administration (ENA) où il a pu entre autres croiser l’homme d’affaires Walter Butler, Pierre-André de Chalendar, co-président de la Fabrique de l’industrie et ex-patron de Saint-Gobain, ou encore Catherine Colonna, ancienne ministre des Affaires étrangères.
Au sortir de l’institution de formation des hauts fonctionnaires, il intégrera le Conseil d’État, dont il aura notamment été secrétaire général adjoint. Pendant cette période, il sera appelé au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l’Équipement, du Logement, de l’Aménagement du territoire et des Transports dans le gouvernement du Premier ministre Jacques Chirac.
Puis, Jean-Paul Faugère entrera au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) où il officiera un temps en qualité de directeur financier. A la suite de cela, il sera préfet du Loir-et-Cher, de la Vendée avant de devenir directeur de cabinet de François Fillon, d'abord quand ce dernier fut à la tête du ministère des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité puis lorsqu'il dirigea celui de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Préfet de la région Alsace et du Bas-Rhin entre 2005 et 2007, il sera à nouveau directeur de cabinet de François Fillon, cette fois-ci à Matignon. En 2012, il rejoindra CNP Assurances comme président du conseil d’administration, fonction qu’il assurera jusqu’à son entrée à l’ACPR.
Il y a quelques semaines, devant les parlementaires, le vice-président de l’ACPR a notamment évoqué les orientations qui allaient être celles du régulateur dans les temps à venir. "Notre premier devoir sera de nous prémunir le plus possible contre les risques sur la stabilité financière. Les chocs que nous venons de traverser montrent que ce risque n’est pas abstrait, même s’il ne s’est pas matérialisé en France, où la résilience des assureurs est bonne, à la mesure des fonds propres qu’ils conservent et qui sont en moyenne à peu près deux fois supérieurs aux exigences réglementaires", a-t-il déclaré lors de son audition au Sénat.
Il a rappelé que deux tiers des placements des assureurs étaient constitués de placements obligataires (souvent à taux fixe), portefeuilles qui peuvent ainsi déplorer une moins-value sensible dans un contexte marqué par une forte volatilité des taux d’intérêt. "C’est une vulnérabilité. Nous y sommes très attentifs, cela justifie tout particulièrement les stress tests, ou tests de résilience, que nous imposons très régulièrement aux assureurs, comme d’ailleurs aux autres institutions financières", a-t-il souligné. "Les professionnels considèrent que ces exercices sont d’une facture un peu trop agressive, mais je crois que c’est vraiment l’intérêt du système que de tester sa résilience de manière assez forte - car la magnitude des crises surprend toujours, ceux qui ont vécu celle de 2008 le savent bien", a affirmé Jean-Paul Faugère.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

