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Publications, Résultats / Arverne Group

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Arverne Group

Arverne Group s’appuie sur un exercice tremplin avant le décollage / Un volume d'activité en croissance et des étapes significatives à venir

Après une année 2024 qui lui a permis d’enregistrer une forte croissance de son volume d’activité brut, de poursuivre son programme d’investissement et d’enregistrer une étape clé vers l’industrialisation de son projet de chaleur et de lithium géothermal en Alsace, Arverne Group ne compte pas ralentir la cadence en 2025.
crédits : arverne group
crédits : arverne group

Parvenir à trouver à chemin pour réaliser une transition énergétique souveraine et compétitive n’est pas une tâche aisée. Pour Pierre Brossollet, fondateur et président-directeur général d’Arverne Group, l’une des solutions à ce grand problème contemporain est pourtant toute trouvée : la géothermie. Positionnée sur les marchés de la chaleur et du lithium géothermal, son entreprise veut en effet apporter des réponses à plusieurs écueils nationaux. Il y a ceux liés aux importations annuelles de gaz onéreuses aux prix volatils pour fournir de la chaleur et d’un lithium stratégique, essentiel à la fabrication des batteries électriques, sur lequel la France a une carte à jouer et dont le raffinage reste encore majoritairement réalisé en Chine. "Nous préconisons la géothermie de sous-sol, qui a une singularité : la simplicité. C’est une réponse simple à une équation complexe. Il faut néanmoins trouver de quoi la rendre réalisable et c’est pour cela que nous proposons une solution complètement intégrée et clé en main", a-t-il assuré en présentant les résultats annuels du spécialiste de la géothermie et de la production d’énergie renouvelable de sous-sol. "L'année 2024 en a été une de tremplin, 2025 sera celle du décollage", a-t-il assuré.

 

Volume d’activité en hausse

 

Car ses ambitions nécessitent cependant de prendre de l’élan. Pour l’heure, l’entreprise fondée en 2018 et qui s’est introduite en Bourse il y a un an et demi en fusionnant avec le SPAC Transition (avant de transférer récemment sa cotation sur le compartiment général d’Euronext), tire en effet ses revenus d’activités de forage réalisées pour compte de tiers. Il ne s’agit pas de sa vocation initiale et leur poids devrait donc se réduire au fil du temps. En revanche, elles lui offrent de quoi investir dans ses activités en phase de développement, soit sa propre production de chaleur géothermale et l’extraction et distribution de lithium géothermal. Mais également de contribuer à d’autres projets aux standards élevés.

En témoigne le grand contrat remporté auprès d’ADP et exécuté en 2024, qui a permis à Arverne Group de participer à l’installation d’une infrastructure géothermique sur la plateforme Roissy Charles de Gaulle. Avec une production pouvant atteindre 80 GWh par an, elle devrait permettre d’éviter l’émission de 19 000 tonnes de CO2. Un chantier réalisé en seulement trois mois, se félicite Arverne Group, qui a contribué significativement à la croissance du volume d’activité brut l’an passé. Il regroupe le chiffre d’affaires de sa filiale Averne Drilling Services, la moitié des revenus de DrillHeat (que l’entreprise détient à cette hauteur) et ceux de forage inter-secteur. En tout, il a atteint 17,3 millions d’euros, ce qui correspond à une progression de 45 % sur un an, comme ce qui avait été anticipé. Le chiffre d’affaires consolidé est quant à lui de 14,1 millions d’euros (soit une hausse de 40 %, donc portée par le contrat avec ADP). Le résultat opérationnel courant est quant à lui de -20,7 millions d'euros. La perte nette, part du groupe, a de son côté été ramenée de 52 millions d’euros à 9,9 millions d’euros.

 

Les investissements suivent leur cours

 

D’un autre côté, le programme annuel d’investissements prévus, de près de 52 millions d’euros, a également été réalisé selon le calendrier annoncé. Le groupe détenait à fin 2024 neuf permis exclusifs de recherche et a poursuivi ses campagnes d’exploration d’acquisition de données en trois dimensions. D’autres enveloppes d’investissements ont été consacrées à des machines de forage, afin de compléter la flotte opérationnelle du groupe qui lui permet de détenir les actifs nécessaires au développement de projets de chaleur géothermale. Certains équipements de forages complémentaires ont aussi été acquis, en anticipation des prochaines campagnes pour les programmes de chaleur géothermale et de lithium géothermal. En clair, une manière de renforcer ses capacités opérationnelles pour accompagner sa croissance, tandis qu’une nouvelle demande d’autorisation de forage a aussi été déposée au fil de l’année. De quoi renforcer sa dynamique de développement.

La stratégie intégrée d’Arverne Group, qui va des services d’études et de financement, à la réalisation des opérations de forage et d’exploitation des centrales géothermiques, porte en tout cas ses fruits, remarque l’entreprise. Lancée en 2024, elle lui a permis de signer un premier contrat au début de l’année 2025 pour la conception, le forage et l’exploitation d’un réseau de chaleur bas-carbone alimenté par la géothermie, qui bénéficiera aux villes de Clichy-sous-Bois et Livry-Gargan. Développé en partenariat avec Dalkia et Ile-de-France Energies et Territoires, il devrait permettre de réduire la facture énergétique des ménages de 50 % sur toute la durée de la concession de trente ans. Fort de son portefeuille de projets à l’étude, d’une sélection de partenaires stratégiques et d’autres signatures de contrats prévus, le groupe réaffirme donc son objectif de première production de chaleur géothermale en 2026.

 

Le lithium alsacien entre dans une nouvelle phase

 

Arverne Group et sa filiale Lithium de France continuent aussi leur chemin : une étude de préfaisabilité a été finalisée en 2024, leur permettant de franchir une étape importante vers l’industrialisation du projet. Ses résultats ont confirmé certains paramètres clés garantissant sa faisabilité, dont des coûts opérationnels identifiés qui placent le projet dans le premier quartile de la courbe. La phase pré-industrielle sera lancée en 2025, pour une durée de 12 à 18 mois, incluant l’étude de faisabilité définitive. Elle nécessitera un investissement de l’ordre de 50 millions d’euros qui sera autofinancé, notamment grâce aux fonds propres levés lors de son introduction en Bourse. Pour la suite, le groupe pourra aussi avoir recours à certaines subventions ou bien contracter de la dette pour poursuivre la phase industrielle. Et le groupe se veut optimiste quant à la demande, estimant qu’elle devrait augmenter de 142 % dans le monde d’ici à 2030 et que l’offre pourrait être insuffisante dès 2026. Une reprise de ses prix est aussi anticipée dès le second semestre de 2025. Un contrat de débouchés, pour sa production future, avait aussi été signé avec Renault lors de son IPO.

Si la première production de chaleur géothermale est visée pour 2026, celle de lithium sera prévue pour 2028. Le raffinage devrait aussi être réalisé localement, espère l’entreprise. À cet horizon, le groupe prévoit un chiffre d’affaires consolidé compris entre 180 et 220 millions d’euros, ainsi qu’une marge d’Ebitda courant de 40 %. En attendant, pour 2025, Arverne Group anticipe une croissance de son volume d’activité brut comprise entre 45 % et 75 %. Elle sera entre autres portée par la réalisation d’un "doublet" (soit un forage de production et un autre de réinjection) géothermique pour Safran Aircraft Engines en fin d’année. Il sera mené en partenariat avec Dalkia.

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