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Macro-économie / Taux / Etats-Unis / Automobile / droits de douane

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Etats-Unis / Automobile / droits de douane

Donald Trump poursuit son offensive commerciale / Le secteur automobile mondial directement ciblé

Le président des États-Unis a annoncé une hausse de 25 points de pourcentage des droits de douane sur les importations d’automobiles (certaines pièces détachées sont aussi touchées). Ils entreront en vigueur mercredi prochain.
Donald Trump, président des Etats-Unis - Mandel NGAN / AFP
Donald Trump, président des Etats-Unis - Mandel NGAN / AFP

Donald Trump continue de faire trembler le commerce international. Le président des États-Unis a indiqué mettre en place une hausse des droits de douane d’une valeur de 25 points de pourcentage sur les importations américaines d’automobiles (berlines, SUV, crossovers, monospaces, fourgonnettes et aux camions légers) et de certaines des pièces servant à les fabriquer (moteurs, transmissions, pièces du groupe motopropulseur et composants électriques). Le taux jusqu’ici appliqué était de 2,5 %. En conséquence, les voitures importées seraient désormais taxées à 27,5 % de leur valeur. Le dispositif entrera en application le 2 avril, a prévenu Donald Trump.

La Maison Blanche a déployé plusieurs arguments pour justifier l’augmentation des droits de douane. "En 1985, les usines américaines des États-Unis fabriquaient 11 millions de voitures, représentant 97 % de la production nationale totale (américaine et étrangère) de voitures. En 2024, les Américains ont acheté environ 16 millions de voitures, de SUV et de camions légers, dont 50 % étaient des importations (8 millions). Parmi les autres 8 millions de véhicules assemblés en Amérique et non importés, le contenu domestique moyen est estimé de manière conservatrice à seulement 50 % et il est probablement plus proche de 40 %", fait-on valoir.

"Ainsi, parmi les 16 millions de voitures achetées par les Américains, seulement 25 % du contenu des véhicules peut être qualifié de "Fabriqué en Amérique"", plaide l’exécutif américain. Par ailleurs, Donald Trump s’émeut du fait qu’un quart du déficit commercial des Etats-Unis provient de ce secteur (93,5 milliards de dollars).

De ce côté-ci de l’Atlantique, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a indiqué que Bruxelles allait maintenant évaluer cette annonce, ainsi que les autres mesures que les États-Unis envisageaient de prendre dans les prochains jours. "L’Union européenne continuera à rechercher des solutions négociées, tout en préservant ses intérêts économiques", a indiqué l’Allemande. Il y a quelques jours, l’exécutif européen, avait annoncé qu’il ferait connaître sa réponse en termes de droits de douane à compter de la mi-avril. En plus du secteur automobile, rappelons que Donald Trump a choisi de taxer les importations américaines d’acier et l’aluminium à hauteur de 25 %.

Environ 640 000 véhicules sont exportés chaque année de l’Europe vers les États-Unis. Sans surprise, l’Allemagne serait de loin le pays le plus touché. "Les exportations de véhicules vers les États-Unis ont représenté près de 0,4 % de la valeur ajoutée de l’économie allemande en 2019 (la dernière année prépandémique pour laquelle des données sur la valeur ajoutée sont disponibles), contre moins de 0,1 % pour l’Italie, l’Espagne et la France", expliquent Andrew Kenningham et Francziska Palmas, économistes chez Capital Economics.

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