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Axa maintient le cap avec des résultats exceptionnels / Le groupe renforce ses retours aux actionnaires tout en préservant sa solvabilité
Au tiers de son parcours, "Unlock the Future", le plan triennal présenté il y a tout juste un an par Axa tient bien ses promesses. L'assureur a enregistré des performances exceptionnelles en 2024, avec un résultat opérationnel atteignant un nouveau record de 8,1 milliards d'euros, en hausse de 7% par rapport à l'année précédente. Une performance remarquable, soutenue par l’amélioration du résultat technique dans toutes les lignes de métier, tant en assurance dommages qu’en assurance vie et santé, et qui place Axa sur la trajectoire de son objectif de croissance du résultat opérationnel par action, visé entre 6 % et 8 %.
Le chiffre d'affaires du groupe a également fortement progressé, les primes brutes émises et autres revenus affichant une hausse de 8 %, à 110 milliards d'euros. Avec d’un côté, en assurance dommages, une croissance de 7 % des primes brutes s'expliquant par une hausse à la fois des volumes et des prix. "Il est important de mentionner que nous avons gagné des parts de marché, de nouvelles affaires, et les prix ont ainsi pu être augmentés", a souligné Frédéric de Courtois, directeur général adjoint du groupe, lors de la présentation des résultats.
La dynamique est tout aussi marquée en assurance vie et santé, avec une progression des primes de 8 %, dont +9 % en assurance vie. L’essor des unités de compte (+18 %) a joué un rôle clé, porté par le lancement réussi d’un nouveau produit en Italie et une bonne dynamique en France.
Autre indicateur clé du plan stratégique : la rentabilité opérationnelle des capitaux propres (ROE, Return on Equity), rapportant, comme son nom l’indique, le résultat opérationnel aux capitaux propres. Le plan prévoit qu’elle se situe entre 14% et 16%. Elle a fini 2024 à 15,2%, en hausse de 0,3 point par rapport au 31 décembre 2023, grâce à la progression du résultat opérationnel. Mais pas uniquement, puisque les rachats d’actions, qui réduisent mécaniquement le dénominateur, y ont aussi contribué.
De 25 à 30 points de solvabilité générés chaque année
On touche d’ailleurs là un point essentiel du plan stratégique, celui-ci prévoyant d’importants retours aux actionnaires, à la fois sous forme de dividendes et de rachats d'actions. Axa s'est engagé à redistribuer 75% de son résultat opérationnel par action, dont 60% au travers du dividende et 15% via un programme annuel de rachat d’actions.
"Nous visons un équilibre entre ce que nous versons à nos actionnaires et ce que nous gardons pour financer notre croissance", a rappelé jeudi Alban de Mailly Nesle, directeur financier d’Axa. Après le dividende de 1,98 euro par action versé en 2024 au titre de 2023, accompagné l’an dernier d'un programme de rachats d’actions de 1,6 milliard d’euros, ce retour aux actionnaires va continuer à s'intensifier. Le groupe a décidé de porter son dividende à 2,15 euros. Et, outre l’annonce d’un nouveau un programme de rachats d'actions de 1,2 milliard d'euros, le bouclage à venir de la cession d'Axa Investment Managers à BNP Paribas débouchera sur des rachats d'actions massifs additionnels de 3,8 milliards d'euros. "Il n'y a aucune raison de garder cet argent", a justifié Alban de Mailly Nesle.
Si racheter ses actions contribue à améliorer le ROE, cela diminue les capitaux propres de l'entreprise, ce qui peut affecter sa capacité à absorber des pertes imprévues. En somme, l’amélioration des indicateurs de rentabilité à court terme pour satisfaire les actionnaires ne doit pas se faire au détriment du maintien d'une structure financière solide à long terme. Sur ce sujet, Alban de Mailly Nesle s’est montré rassurant. Le ratio de solvabilité d’Axa s’établissait à 216% à la fin de 2024, en baisse par rapport à 2023 mais "à un niveau encore très élevé", a souligné le dirigeant.
"Chaque année, nous générons entre 25 et 30 points de solvabilité, nets des besoins en fonds de roulement liés à la croissance de nos bénéfices. Cette création de solvabilité est ce qui nous permet de continuer à croître", a-t-il poursuivi. "Une partie de cette solvabilité est redistribuée à nos actionnaires, tandis que le reste est conservé pour financer notre développement."
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