Macro-économie / Taux / PMI / Zone euro
Macro-économie / Taux
PMI / Zone euro
La zone euro ferait son retour, marginalement, en territoire de croissance / Une première depuis août dernier
L’année commence bien pour la zone euro. L’activité économique de son secteur privé aurait augmenté en janvier, d’après l’enquête mensuelle de S&P Global et Hamburg Commercial Bank auprès des directeurs d’achat (PMI).
L’indice PMI Composite, qui est une moyenne pondérée de l’évolution de la situation dans le secteur des services et le secteur manufacturier, s’est élevé à 50,2 points (après 49,6 points en décembre). Une valeur supérieure à 50 veut dire que l’économie est en croissance par rapport au mois précédent (et qu’elle baisse si le nombre est inférieur à 50 points).
C’est la première fois depuis août dernier que cette enquête fait état d’un tel phénomène. Ce dernier a résulté de deux dynamiques contraires. D’une part, le PMI du secteur des services a reculé de 50,6 points à 50,2 points. D’autre part, la contraction enregistrée par le secteur depuis de nombreux mois a ralenti en janvier. En effet, l’indice qui le concerne est passé de 45,1 points à 46,6 points.
Géographiquement, l’Espagne est restée le principal moteur de la croissance de la région, enregistrant, parmi les pays couverts par l’enquête, la plus forte hausse de l’activité privée, ce malgré un ralentissement de son rythme de progression par rapport à décembre. L’Allemagne a toutefois également joué un rôle significatif dans le redressement de l’indice global, affichant en effet ses plus fortes performances économiques depuis mai 2024, souligne l'enquête.
Reste que, se situant à 50,5 points en janvier, l’indice allemand ne signale toutefois qu’une croissance marginale de l’activité globale outre-Rhin. Parallèlement, l’activité globale a de nouveau affiché une quasi-stagnation en Italie, tandis qu’en France, elle a diminué pour un cinquième mois consécutif.
"Il est difficile de voir en ce rebond les prémices d’une croissance pérenne, qui nécessiterait une expansion robuste dans l’ensemble de la région", explique Cyrus de la Rubia, chef économiste à la Hamburg Commercial Bank. "La conjoncture demeure actuellement faible dans la zone de la monnaie unique, l’activité globale ayant, selon les données Eurostat, stagné au dernier trimestre 2024", rappelle-t-il.
"Un PMI composite de 50 est historiquement compatible avec une croissance de 0,3 % par trimestre, ce qui est conforme à nos prévisions pour le 1er trimestre", estime Daniel Kral, économiste chez Oxford Economics. Toutefois, les composantes de l'indice PMI ont révélé un assouplissement du marché du travail et une pénurie de commandes à l'exportation dans l'industrie manufacturière, tempère l'économiste.
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