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TotalEnergies
TotalEnergies montre (une nouvelle fois) la pertinence de son modèle intégré / L’année 2025 marquera la transformation de la compagnie
Dans un contexte économique moins favorable qu’en 2023, TotalEnergies a réussi à signer les troisièmes meilleurs résultats de son histoire l’année dernière. Une belle performance pour la compagnie qui a justement fêté ses 100 ans en 2024. Et la preuve surtout que sa stratégie multi-énergies intégrée fonctionne. Le résultat net ajusté est ressorti à plus de 18,3 milliards de dollars (-21 % sur un an), le cash-flow a atteint près de 30 milliards de dollars alors même que les marges de raffinage sont en fort repli, après deux années exceptionnelles. Pas de quoi perturber la rentabilité de l’entreprise, à 14,8 %, TotalEnergies étant ainsi la major la plus rentable du monde. Par ailleurs, le taux d’endettement du groupe est très bas, à 8,3 %. "Un bilan donc solide qui nous permet de poursuivre notre stratégie", a affirmé le patron de la compagnie, Patrick Pouyanné à l’occasion d’une conférence de presse.
De la production plus propre
Dans le détail, toutes les activités ont vu leurs résultats baisser à l’exception du secteur Integrated Power (électricité). Par exemple le résultat opérationnel net ajusté de l’exploration production a atteint 10 milliards de dollars en 2024, en baisse de 9 % sur un an, tandis que la marge brute d’autofinancement (CFFO) à 17 milliards de dollars, perd 11 % par rapport à l’année précédente, principalement en raison de la baisse des prix du pétrole et du gaz et de la cession des actifs dans les sables bitumineux au Canada. "L’entreprise a néanmoins confirmé en 2024 son modèle Oil & Gas à faibles coûts et à faibles émissions, avec des coûts opératoires sous les 5 dollars/Bep [baril équivalent pétrole, ndlr] et des émissions de gaz à effet de serre, et notamment de méthane, en baisse respective de 3 % et de 15 % sur l’année et de 55 % par rapport à l’année de référence 2020. Notre objectif de -50 % est atteint avec un an d’avance. En 2025, TotalEnergies renforce son ambition avec un nouvel objectif de réduction des émissions de méthane de -60 % par rapport à 2020", a souligné Patrick Pouyanné.
Des pertes dans le raffinage français
La baisse des marges de raffinage en Europe et dans le reste du monde a par ailleurs affecté l’activité raffinage-chimie, le résultat opérationnel net ajusté et la marge brute d’autofinancement (CFFO) ressortant en baisse, respectivement à 2,2 milliards (-54 % sur un an) et 3,8 milliards de dollars en 2024. "Vu les pertes du raffinage français, a priori, TotalEnergies ne devrait pas payer d’impôt sur les sociétés en 2024 et nous ne nous attendons pas à une excellente année 2025 pour le raffinage", a indiqué le patron du groupe, précisant néanmoins que l’entreprise serait taxée en France sur les rachats d’actions et sur ses augmentations de dividendes.
Le résultat opérationnel net ajusté de la branche Integrated LNG a chuté quant à lui de 21 % par rapport à 2023, à 4,9 milliards de dollars, en raison principalement de la baisse du prix moyen de la vente du gaz naturel liquéfié (GNL) et de marchés peu volatils sur les trois premiers trimestres affectant les résultats des activités en négoce de gaz. Ce faisant, le CFFO s’est établi quant à lui à 4,9 milliards de dollars, en baisse de 33 % sur un an.
L’équivalent de 10 % de la production d’hydrocarbures
La belle performance de TotalEnergies en 2024 est donc à regarder du côté de la ligne Integrated Power (électricité) qui a enregistré un résultat opérationnel net ajusté de 2,2 milliards de dollars, un bond de 17 % par rapport à 2023, en lien avec la croissance de l’activité, pour un cash-flow à 2,6 milliards de dollars (+ 19 %), et en ligne avec l’objectif annoncé. "Ces résultats démontrent la pertinence du modèle intégré, tous les segments de la chaîne de valeur ayant contribué au dépassement de l’objectif de l’année, supérieur à 2.5 milliards de dollars de CCFO", a fait remarquer Patrick Pouyanné.
Sur l’année, la production nette d’électricité a crû de 23 % à 41 térawattheures. En particulier, la production issue de sources renouvelables croît de 38 % et représente plus de 60 % de l’électricité générée. La capacité brute installée de génération électrique renouvelable atteint 26 gigawatts à la fin du quatrième trimestre 2024, en croissance de 1,8 gigawatt sur le trimestre. Ceci contribuant à réduire l’intensité carbone moyenne de l’ensemble des produits énergétiques vendus par la compagnie à ses clients (-17 % par rapport à 2015). "Grâce à son portefeuille, TotalEnergies prévoit de produire plus de 50 térawattheures d’électricité en 2025 et d’atteindre l’équivalent de 10 % de sa production d’hydrocarbures. 2025 sera donc une année importante pour la compagnie qui marquera la transition et la transformation de l’entreprise " a annoncé le président-directeur général qui prévoit un cash-flow entre 2,5 milliards de dollars et 3 milliards de dollars pour l’activité en 2025. A noter que sur les 17 à 17,5 milliards de dollars, 4,4 seront dédiés aux énergies bas-carbone, l’essentiel à Integrated Power.
Un titre plébiscité par les investisseurs particuliers français
Au vu de ces performances, un solde de dividende de 0,85 euro par action au titre de l’exercice 2024, portant le dividende au titre de 2024 à 3,22 euros par action (soit une hausse de 7 % par rapport au dividende de l’exercice 2023), sera proposé lors de la prochaine assemblée générale de la compagnie, le 23 mai prochain.
Coté rachats d’actions, 2 milliards de dollars par trimestre sont de nouveau prévus pour 2025. "Et bonne nouvelle en France, les investisseurs particuliers ont augmenté en 2024, ils sont désormais 650 000, soit + 80 000 (+ 7,2 % par rapport à 2023 et + 20 % sur les 3 dernières années)", s’est félicité Patrick Pouyanné, détaillant la composition du capital de TotalEnergies : "20 % de particuliers, dont 8 % de salariés et 80 % d’institutionnels. La part des institutionnels américains est passée de 35 à 50 % contre 29 à 15 % pour les Français, je le regrette, j’aurai préféré garder ma base d’actionnaires", a-t-il confié.
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