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Donald Trump; dollar; revenu

Macro-économie / Taux / Inflation / agro-alimentaire / pays en développement

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Inflation / agro-alimentaire / pays en développement

L’inflation alimentaire n’a pas reflué partout / La sécurité en la matière est chancelante sur une partie du globe

La bataille est loin d’être gagnée pour nombre de pays en développement et ce même en 2025. La Banque mondiale argue que de septembre à décembre 2024, l’inflation alimentaire est demeurée "supérieure à 5 % dans 72,2 % des pays à faible revenu". Une véritable problématique pour bien des pays et ce davantage que l’inflation globale dans certains cas.  
Rayon alimentaire. Photo by SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Rayon alimentaire. Photo by SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

La France en semble désormais débarrassée en grande partie, le reste du monde n’en est pas encore là. Véritable fléau pour le pouvoir d’achat, l’inflation des prix alimentaires demeure tenace dans une large partie du globe. La Banque mondiale s’en inquiète et révèle qu’en " termes réels, l’inflation des prix alimentaires a dépassé l’inflation globale dans 43,5 % des 161 pays pour lesquels des données sont disponibles ". Le phénomène ne concerne pas tant les économies les plus développées que le reste du globe.

 


Compliquer la tâche

 

Les pays à revenu intermédiaire souffrent également avec 43,5 % de la tranche inférieure qui ont une inflation alimentaire supérieure à 5 % et 38 % de la tranche supérieure. Là où c’est seulement 7,4 % des pays à revenu élevés qui sont concernés. On s’inquiète du côté de la Banque mondiale d’une "mondialisation rapide des marchés alimentaires [qui] suscite cependant des inquiétudes quant à ses possibles effets néfastes ", alors même qu’elle est censée permettre une bonne circulation des denrées alimentaires depuis les régions excédentaires vers les régions déficitaires. Le commerce devant permettre de stabiliser tant les approvisionnements que les prix.

La donne est d’autant plus préoccupante que la situation se complique de toute part pour les économies émergentes. Chez Coface il est ainsi considéré qu’elles font face à "une nouvelle donne particulièrement défavorable avec l’appréciation rapide du dollar et des sorties de capitaux massives dans plusieurs pays". L’arrivée de Donald Trump au pouvoir étant perçue comme "exacerbant les vulnérabilités des économies les plus fragiles", leur exposition au dollar peut être une source de faiblesse dès lors qu’ils se sont endettés dans cette devise et que cette dernière s’apprécie dévaluant leur monnaie nationale. Il devient en conséquence de plus en plus coûteux d’allouer des fonds à des importations alimentaires.

 

Investir

 

Les équipes de Banque mondiale n’ayant pas de prise sur le jeu géopolitique, elles font leur possible pour soutenir des initiatives pouvant améliorer la sécurité alimentaire. Ces dernières semaines on a pu voir Shobha Shetty, directrice mondiale à la Banque mondiale pour l’agriculture et l’alimentation, se réjouir des engagements pris afin de consacrer 9 milliards de dollars par an à l’agrofinance et à l’agrobusiness d’ici 2030.

Une somme qui doit notamment permettre de mieux relier les millions d’agriculteurs non bancarisés aux chaînes de valeur mondiales et tant résoudre un besoin crucial d’emplois dans les marchés émergents que de rendre les marchés plus efficients. On se félicite actuellement au sein de l’institution de constater que lors de la COP28 à Dubaï, il a été reconnu "que l’alimentation est tout aussi importante que l’énergie en matière d’action climatique".

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