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Franck Chartier, nouvel atout d'Atos / Il rejoint Philippe Salle pour consolider les positions du groupe en France
La restructuration financière d’Atos bouclée depuis moins d’un mois, l'entreprise doit maintenant se concentrer sur sa reprise en main opérationnelle. Si le renflouement d’Atos est de nature à rassurer la clientèle, cet argument est à tempérer par le fait que la notation de l’entreprise n’a été relevée qu’à B- par S&P et Fitch, la classant toujours dans la catégorie des "junk bonds". Ce qui n'est pas forcément idéal compte tenu de l’enjeu qui est maintenant de rétablir une dynamique commerciale forte et de regagner des parts de marché. Un défi de taille pour lequel Atos va pouvoir toutefois compter sur une nouvelle recrue chevronnée pour épauler Philippe Salle sur le marché français.
Depuis le 1er janvier 2025, Franck Chartier a en effet pris les rênes en tant que directeur général France d’Atos, a annoncé mercredi l'entreprise. Le nouveau venu a pour atout une solide expérience dans la direction d’organisations ainsi que d’une grande expertise des activités digitales et des systèmes d’information. Un monde qu’il connaît bien.
Un professionnel expérimenté
Diplômé ingénieur en systèmes d’information de l’UTC (Compiègne), Franck Chartier dispose de 30 ans d’expérience en management et direction et son parcours professionnel est jalonné de réussites au sein de grandes entreprises. Il a passé plus de 10 ans chez Unilog (CGI) à gérer de grands projets, et a été directeur des systèmes d'information à l’Union Sociale pour l’Habitat, où il a développé les services numériques pour le secteur HLM.
Son parcours ne s’arrête pas là. Franck Chartier a également exercé des fonctions de direction dans le secteur de l’externalisation de services (BPO) en infogérance et helpdesk, dans plusieurs pays, notamment chez Stream Global Services (Convergys). Plus récemment, de 2018 à 2024, il a présidé deux sociétés, éditeurs de logiciels au sein du groupe Emeria, avec pour mission de concevoir et déployer de nouveaux ERP sur le marché immobilier en France et en Europe.
"Je me réjouis qu’un professionnel aussi expérimenté que Franck ait choisi de nous rejoindre pour cette nouvelle phase de notre développement. Son expertise sera cruciale afin d’apporter à l’ensemble de nos clients en France le niveau d’excellence que l’on attend d’Atos " a salué Philippe Salle, le nouveau président du conseil d’administration depuis octobre, et futur président directeur général d’Atos. Ce dernier prendra en effet la direction générale de l'entreprise le 1er février, après une phase de transition avec Jean-Pierre Mustier.
Dans l'attente des résultats 2024
Reste à savoir précisément quelle est la situation que les nouveaux dirigeants ont trouvé à leur arrivée. Car tandis que les comptes 2023 seront prochainement approuvés avec un fort décalage lors de l’assemblée générale qui aura lieu le 31 janvier prochain, l’interrogation porte sur les résultats 2024.
Les chiffres du troisième trimestre avaient montré une baisse de 4,4% du chiffre d’affaires et une chute de 30% des prises de commandes, à 1,53 milliard d’euros, avec un ratio de prise de commandes sur chiffres d’affaires (le book to bill) tombé 66 % au troisième trimestre 2024, poursuivant sa baisse après avoir déjà reculé à 73 % au premier semestre. A cette occasion, le groupe avait indiqué que l’évolution organique du chiffre d’affaires de sa branche Eviden au quatrième trimestre devrait être légèrement négative tandis que chiffre d’affaires de Tech Foundations devrait enregistrer une baisse à deux chiffres sous l’effet des fins et résiliations de contrats. Dans le même temps, le ratio prise de commandes sur chiffre d’affaires du groupe au quatrième trimestre devrait remonter à 108%, en ligne avec celui de la même période de 2024.
Si l’on s’en tient aux perspectives données fin octobre, pour l’ensemble de l’année 2024, le groupe prévoit une baisse organique à un chiffre de ses ventes dans le milieu de la fourchette, soit des revenus d’environ 9,7 milliards d’euros. La marge opérationnelle se situerait aux alentours de 238 millions d’euros "hors provisions additionnelles à comptabiliser pour certains contrats sous-performants", et la variation de la trésorerie avant remboursement de la dette à environ -783 millions d’euros (hors débouclage des actions d’optimisation du fonds de roulement). Verdict le 5 mars prochain, lors de la publication des comptes de l'exercice écoulé.
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