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Macro-économie / Taux / Argentine / Banques / Javier Milei / Fitch Ratings

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Argentine / Banques / Javier Milei / Fitch Ratings

Soupçon d’optimisme chez Fitch Ratings concernant l’Argentine / Son secteur bancaire respirerait un peu mieux

Les problèmes argentins sont loin d’avoir définitivement disparu ; néanmoins, la moindre bonne nouvelle est accueillie avec soulagement à Buenos Aires, tant le pays sud-américain revient de loin. Telle que la décision récente de Fitch Ratings d’attribuer à l’environnement opérationnel des banques argentines non plus la note 'ccc-' mais 'ccc'. Elles n’en resteront pas moins dépendantes de la capacité du président Milei à mener à bien son agenda de réformes.
 Javier Milei, le président argentin. Photo by Filippo MONTEFORTE / AFP
Javier Milei, le président argentin. Photo by Filippo MONTEFORTE / AFP

L’Argentine s’apprête à entamer 2025 avec un budget identique pour la troisième année de suite. Un des nombreux signes que la situation est encore loin d’être de retour à la normale dans le pays dirigé par Javier Milei, les succès enregistrés tels qu’une hausse des réserves de change en dollars ayant récemment été atténués par une intervention de la Banque centrale sur les marchés. Elle a en effet dû décaisser près de 600 millions de dollars afin de permettre à son secteur automobile de régler des sous-traitants.

Une mauvaise nouvelle à laquelle s’ajoute la nomination par Donald Trump, président élu des États-Unis d’Amérique, de Mauricio Claver-Carone en la qualité d’envoyé spécial du Département d’État pour l’Amérique latine. Celui qui a dirigé la Banque inter-américaine de développement s’est montré par le passé critique de la politique menée par Javier Milei. Ce dernier s’est pourtant montré confiant récemment, dans les colonnes du Wall Street Journal, dans le soutien de Donald Trump à l’obtention par l’Argentine d’un nouveau programme d’aide émanant du Fonds monétaire international.

 

Lueur

 

Des nouvelles pour le moins mauvaises parmi lesquelles la décision récente de Fitch Ratings peut donner du baume au cœur à Buenos Aires. L’agence de notation considère que "les défis auxquels est confronté le système bancaire argentin se sont progressivement atténués, avec une amélioration de la croissance du crédit pour le secteur privé, tandis que les mesures de qualité des actifs et de rentabilité sont meilleures que prévu".

L’environnement opérationnel des banques n’en reste pas moins catégorisé comme étant " difficile", cependant il est attendu que "la croissance réelle du crédit s’améliore en 2025 en raison de la reprise économique, de l’amélioration de la demande de crédit privé et de la réduction continue de l’exposition du système bancaire au secteur public pour augmenter ses prêts au secteur privé".

Plus généralement il est argué que la rentabilité devrait "bénéficier des taux d’intérêt réels positifs attendus à mesure que la demande d’argent continue de se redresser ", étant donné le resserrement de la politique monétaire opéré, conduit conjointement à une "réduction progressive de l’inflation et de la suppression des contrôles de change ". Ce dernier point pourrait être remis en cause, si les réserves de change ne s’avèrent pas assez suffisantes pour procéder à une telle opération.

 

Entre deux eaux

 

Bruno de Moura Fernandes, directeur de la recherche macroéconomique chez Coface, confiait récemment à WanSquare que la "possibilité d’une libéralisation du change considérée comme ‘possible au milieu de l’année prochaine’, serait un jalon important pour voir un retour des flux d’investissements dans l’économie". Fitch espère cependant qu’à une contraction de 3,6 % du PIB en 2024 succédera un rebond de 3,9 % en 2025.

Il faut dire que cette mise à niveau de sa notation est avancée comme reflétant "une confiance accrue (de Fitch Ratings ndlr) dans la capacité des autorités à effectuer les prochains paiements d’obligations en devises étrangères sans demander de redressement". Des risques pour la capacité de remboursement sont considérés comme persistant "en raison des perspectives incertaines de transition vers des politiques qui peuvent assurer une amélioration durable des réserves et une reprise de l’accès au marché ".

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