Macro-économie / Taux / Fitch Ratings
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Fitch Ratings
Les pays développés continuent à voir leurs finances publiques se dégrader / Fitch Ratings explique ainsi ses dernières actions de notation
Loin d’être un cas isolé. La situation des finances publiques hexagonales n’est certes pas reluisante, cependant les calculs de Fitch Ratings expliquent que les gouvernements des pays développés devraient ajouter quelque 6 000 milliards de dollars supplémentaires à leur dette cette année. Une hausse issue d’une part des importants déficits budgétaires des grandes économies et de l’autre d’effets de valorisation liés à la dépréciation du dollar.
Le géant de la notation ne fait pas de mystère qu’à l’instar du cas tricolore, ce sont les tendances des finances publiques qui "ont été le principal facteur déterminant des actions de notation des marchés développés cette année, avec des dégradations pour l’Autriche, la Belgique, la Finlande" et bien entendu la France.
Rendements
Pour autant, du côté de Fitch Ratings on explique que "la moyenne des rendements obligataires à 10 ans dans les 10 plus grands marchés développés (DM10) a peu évolué au troisième trimestre 2025, avec une hausse de seulement 7 points de base par rapport à la fin du deuxième trimestre 2025", bien que des hausses plus conséquentes aient été observées en France, au Royaume-Uni ou encore au Japon. Le taux d’intérêt moyen sur les encours de dette est pour l’heure inférieur aux rendements - à l’exception notable du Canada et de la Suisse, il augmentera donc logiquement à mesure que la dette arrivera à échéance et sera refinancée aux taux en vigueur sur le marché.
Mouvement notable : le creusement du spread entre les obligations à 30 ans et celles à 10 ans de 29 points de base en moyenne dans les DM10 cette année. Chez l’agence de notation on considère que cela "reflète probablement à la fois les inquiétudes du marché concernant les risques d’inflation à long terme, le poids de l’offre obligataire et, dans certains cas, les risques liés au manque d’orthodoxie budgétaire, ainsi que les changements structurels de la demande". Les conséquences d’un choc sur l’ensemble de la courbe des rendements obligataires sont redoutées par les experts de Fitch Ratings, un tel événement rendrait la stabilisation des ratios d’endettement bien plus difficile pour certains États souverains des marchés développés.
Redressement
Pour autant, l’ensemble des pays ayant fait l’objet d’une révision récente de sa notation souveraine par Fitch Ratings inclut également des revues à la hausse que ce soit pour l’Italie, le Portugal, la Slovénie et l’Espagne. Il ne sera pas aisé de faire de même pour les autres économies au vu d’un endettement rapporté au PIB qui sera difficile de stabiliser voire à réduire au vu des perspectives de croissance du PIB modérées dans les années à venir, de la hausse des coûts d’intérêt ou encore des fortes nécessités à dépenser dans des domaines tels que la défense, le vieillissement ou encore le climat.
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