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Accor, plus forte hausse du CAC 40 en 2024 / Un retour gagnant dans l’indice phare de la Bourse de Paris

S’il faudra patienter encore un peu pour connaître les résultats financiers d’Accor pour 2024, l’année qui s’achève restera dans les annales du groupe. Le géant de l’hôtellerie a en effet d’ores et déjà prouvé que sa réintégration, en mars, au sein du CAC 40 ne devait rien au hasard, le groupe s’étant adjugé la plus forte hausse de l’indice phare de la Bourse de Paris depuis le 1er janvier dernier.
Sébastien Bazin (Photo by Eric PIERMONT / AFP)
Sébastien Bazin (Photo by Eric PIERMONT / AFP)

Alors que 2024 s’achève, le groupe Accor termine l’année en beauté. Si la confiance des investisseurs a mis du temps à être regagnée, force est de constater que la stratégie mise en place par Sébastien Bazin, patron du géant français de l’hôtellerie, aura fini par payer.

Après avoir réintégré le CAC 40 le 15 mars dernier, le groupe a en effet dominé l’indice tout au long de l’année pour la finir avec la plus forte hausse depuis le 1er janvier, de 34,39 % ce lundi matin, devant Schneider Electric (+32,61%) et Safran (+ 31,69 %). Une performance dans la droite ligne de la remontée du titre en bourse depuis le 1er janvier 2023 qui a, rappelons-le, grimpé de 65,5 % jusqu’à l’annonce de sa réintégration dans l’indice phare de la Bourse de Paris.

 

Des indicateurs 2023 très positifs annoncés en février dernier

 

Il faut dire que certains indices avaient de quoi déjà rassurer les marchés, Accor ayant, pour la première fois de son histoire, franchi en 2023 la barre du milliard d’euros d’excédent brut d’exploitation (+ 55 % sur un an) tandis que son bénéfice net avait fait un bond spectaculaire de 57 % sur la période, à 633 millions d’euros. Son chiffre d’affaires aussi avait atteint un record à 5,056 milliards d’euros.

Des performances qui avaient dépassé les perspectives que l’entreprise s’était elle-même fixées pour l’année, et ce dans un contexte macroéconomique et géopolitique difficile. Sans oublier que 2023 fut aussi l’année au cours de laquelle Accor a définitivement renoué avec le retour aux actionnaires – une première depuis la crise sanitaire qui avait lourdement impacté l’entreprise – avec la distribution sur la période 2023-2027 de 3 milliards d’euros (incluant un programme de rachat d’actions). De quoi convaincre UBS qui avait décidé, en février dernier, de passer de neutre à achat sur le titre, suivi un mois plus tard de Jefferies (passant lui de sous-performance à achat), les deux brokers évoquant leurs convictions quant à une trajectoire de croissance et de rentabilité claire et à la capacité de la direction de maintenir le cap de la stratégie 2023-2027.

 

Des perspectives 2024 relevées tout au long de l’année

 

Et de fait, en 2024, Accor n’a pas déçu. Il a maintenu son cap, misant sur une stratégie de revalorisation tarifaire pour la division PM & E et le taux d’occupation dans celle Luxe et Lifestyle, relevant, pour le moment, le pari d’un millésime encore meilleur que l’année dernière (les résultats annuels du groupe seront connus en février prochain).

Si l’entreprise a démarré 2024 en confirmant l’ensemble de ses perspectives annuelles annoncées lors du Capital Market Day de juin 2023, à savoir une croissance annuelle du RevPar (revenu par chambre, indicateur du secteur) attendue entre 3 % et 4 %, une croissance de l’excédent brut d’exploitation entre 9 et 12 % et une conversion de free cash-flow récurrent supérieure à 55 %, le géant de l’hôtellerie a progressivement, au fil des trimestres, revu à la hausse certaines de ses perspectives. D’abord son RevPar 2024 à la fin du premier semestre, celui-ci étant désormais attendu entre 4 et 5 %. Au troisième trimestre, c’est l’excédent brut d’exploitation pour la fin de l’année qui a été affiné, la fourchette visée ayant été resserrée entre 1,1 milliard et 1,125 milliard d’euros.

 

Les brokers louent la stratégie

 

Une croissance partie pour durer ? Les perspectives de l’industrie hôtelière tout entière à court et à moyen termes demeurent en tout cas positives. Une étude relayée par Accor montrait que 82 % des voyageurs se disaient prêts à dépenser autant voir plus que l’année passée en 2024. Une dynamique valable dans toutes régions du monde, avec cette année une fréquentation des voyageurs internationaux au-dessus de son niveau d’avant crise pandémique. Pour 2025, les déplacements anticipés étaient, en juillet dernier, en hausse de 11 % en Europe par rapport à 2019, de 10 % en Amérique du Nord, de 11 % en Amérique du Sud, de 10 % en Asie et de 51 % au Moyen-Orient.

Un engouement qui devrait encore bénéficier à Accor, compte tenu de la diversification géographique de son portefeuille et de la croissance continue de son réseau d’hôtels dans le monde. Une tendance qui n’a pas échappé à JP Morgan, qui à son tour, a décidé de passer, en novembre dernier, de neutre à surpondérer, le broker estimant que "le mix géographique plus diversifié du groupe hôtelier et son exposition plus importante au haut de gamme s’avèrent défensifs ".

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