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Macro-économie / Taux

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Marchés : le risque géopolitique en tête des craintes des “zinzins” / Pour leur portefeuille, les valorisations élevées apparaissent comme une menace

D’après une étude de Natixis Investment Managers, les investisseurs institutionnels perçoivent dans le niveau actuel des valorisations le plus grand risque pour leur portefeuille. Les taux d’intérêt sont cités en second. Sur le plan des risques macroéconomiques, la géopolitique est celui qui les inquiète le plus. 
Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie - Alexander KAZAKOV / POOL / AFP
Vladimir Poutine, président de la fédération de Russie - Alexander KAZAKOV / POOL / AFP

A travers le globe, les investisseurs institutionnels seront attentifs à de nombreux risques en 2025. C’est ce que révèle une étude Natixis Investment Managers menée auprès de 500 investisseurs institutionnels dans le monde (dont 50 sur le marché français), représentant collectivement 28 300 milliards de dollars d’actifs, incluant des fonds de pension publics et privés, des assureurs, des fondations, des fonds de dotation et des fonds souverains. 

L’entreprise les a notamment sondés sur leur perception des risques macroéconomiques. Il en ressort que les préoccupations géopolitiques figurent en tête de liste dans toutes les régions.Peu de sondés pensent que la guerre entre la Russie et l’Ukraine sera résolue, 72 % prévoyant qu’elle perdurera. Seuls 28 % estiment que la guerre se terminera par un dividende de paix en 2025. Les institutions sont légèrement plus optimistes quant à un règlement à Gaza (36 %), mais 64 % craignent que le conflit ne s’étende à toute la région. 

A noter que la nature des craintes géopolitiques varie selon les lieux. Aux États-Unis, les investisseurs institutionnels s’inquiètent de l’expansion des guerres actuelles en Ukraine et à Gaza. Dans le reste du monde, une autre forme de guerre inquiète. “Avec les droits de douane occupant une place importante dans les politiques économiques du président élu américain Donald Trump, ceux qui se trouvent en dehors des États-Unis redoutent une guerre commerciale”, indique l’étude. 

Globalement, 62 % estiment que les ambitions géopolitiques de la Chine diviseront le monde en deux sphères d’influence. De plus, 56 % craignent que ces ambitions n’attisent les tensions en mer de Chine méridionale, créant une menace plus immédiate pour les marchés. En outre, près des deux tiers (66 %) pensent que l’alliance croissante entre la Russie, la Corée du Nord, l’Iran, etc., entraînera une plus grande instabilité économique.  

L'étude rapporte également leur appréciation quant aux risques pesant sur les marchés. Après un marché haussier de deux ans, au cours duquel une grande partie des gains s’est concentrée sur les actions technologiques, les investisseurs institutionnels désignent les valorisations comme leur principal risque de marché (47 %).  "Les institutions considèrent également les taux d’intérêt (43 %) comme un risque clé pour deux raisons : premièrement, elles devront déterminer si les politiques de Trump seront inflationnistes, ce qui pourrait stopper les baisses de taux qu’elles ont intégrées dans leurs hypothèses macroéconomiques. Deuxièmement, elles devront s’assurer que la coordination des banques centrales, qui a permis de maîtriser l’inflation, se poursuivra. Cette incertitude est une des raisons principales pour lesquelles 40 % considèrent encore l’inflation comme un risque majeur pour les marchés", lit-on dans l'étude.

Toujours concernant les perspectives de marché pour 2025, les "zinzins" apparaissent partagés quant à savoir si les États-Unis (51 %) ou les marchés internationaux (49 %) surperformeront. Là encore, la dimension locale est parlante : "63 % des répondants en Asie prévoient une surperformance des marchés internationaux, tandis qu’un pourcentage presque équivalent (62 %) en Amérique du Nord pense que les États-Unis surperformeront". 

 

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