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Macro-économie / Taux / OCDE / Prévisions / Economie mondiale

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ukraine L'OCDE voit une croissance mondiale au bord du gouffre / L'inflation se paie cher

UKRAINE. Si elle n'anticipe pas une récession mondiale, l'Organisation de coopération et de développement économiques prévoit un sévère ralentissement de la croissance en 2023 à cause de l'inflation. Cette dernière devrait prochainement baisser permettant une reprise en 2024.
Mathias Cormann, secrétaire general de l'Organisation de Cooperation et de Développement Economiques - Come SITTLER/REA
Mathias Cormann, secrétaire general de l'Organisation de Cooperation et de Développement Economiques - Come SITTLER/REA

"L'économie mondiale est ébranlée par la plus grande crise énergétique depuis les années 1970", a déclaré Álvaro Santos Pereira, chef économiste par intérim de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à l'occasion de la publication de ses perspectives économiques mondiales. L’organisation basée à Paris a confirmé le sévère ralentissement de l’économie mondiale en 2023 du fait du choc énergétique. Après que le Produit intérieur brut (PIB) planétaire a progressé de 5,9% en 2021 et de 3,1% en 2022, il devrait augmenter de 2,2% l’an prochain, soit "bien en dessous du taux de croissance prévu avant la guerre", indique l’OCDE.  

La baisse de régime enregistrée par l’économie mondiale en 2023 se doublerait d’un important déséquilibre entre l’Asie et le reste du monde. "Les principales économies de marché émergentes d'Asie représenteront près des trois quarts de la croissance du PIB mondial en 2023, en raison de leur expansion régulière prévue et des forts ralentissements aux États-Unis et en Europe", explique l’OCDE. Dans le détail, la croissance du PIB chinois s’établirait à 4,6% tandis que la croissance de l’activité économique indienne atteindrait 5,7%. Les Etats-Unis, eux, verraient leur PIB progresser de 0,5%, tout comme la zone euro (le PIB allemand reculerait de 0,3% tandis que ceux de la France et de l'Italie augmenteraient respectivement de 0,6% et 0,2%).

Le coupable est évidemment la hausse des prix à la consommation qui touche des niveaux records dans de nombreuses zones du monde et que les salaires nominaux ne parviennent pas à suivre. "Les salaires réels baissent dans de nombreux pays, réduisant le pouvoir d'achat. Les gens en souffrent partout. Si l'inflation n'est pas maîtrisée, ces problèmes ne feront que s'aggraver. C'est pourquoi la lutte contre l'inflation doit être notre principale priorité politique dès maintenant", explique Álvaro Santos Pereira.

Selon l’OCDE, la croissance des prix à la consommation devrait prochainement ralentir sous l’effet de plusieurs facteurs. "L'inflation dans les principales économies avancées devrait se modérer, passant de 6,3 % cette année à environ 4,25 % en 2023 et 2,5 % en 2024, à mesure que le resserrement de la politique monétaire produit ses effets, que les pressions de la demande s'atténuent et que les coûts de transport et les délais de livraison se normalisent, même si le rythme de la baisse variera selon les pays", prévoit-elle. En réponse à cette forte inflation, rappelons que depuis le début de l’année, 316 hausses de taux d’intérêt directeur ont été conduites par les Banques centrales du monde entier (et 13 baisses), selon CBRates.

Justement, en 2024, la croissance mondiale accélérerait à 2,7% soutenue par "les premières mesures d'assouplissement des taux d'intérêt directeurs dans plusieurs pays", avance l’institution.

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